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Grand Sud – Le PAM tire la sonnette d’alarme

Grâce au PAM, l’EPP Beabo possède un jardin potager pour ravitailler sa cantine.

Le Programme Alimentaire Mondial veut protéger les acquis et renforcer la résilience. Pour que le Sud ne retombe pas dans une situation d’urgence en termes de malnutrition.

Le Sud en situation d’alerte. Depuis le début de l’année, les victimes de la malnutrition ne cessent d’augmenter en raison d’une précipitation peu généreuse. La récolte était mauvaise et le stock alimentaire dans le Sud reste insuffisant. Si le climat est en faveur des agriculteurs, la prochaine récolte est prévue pour le mois de janvier.
« Il est important d’agir maintenant. En fait, la situation demande plus d’actions et de coordination pour renforcer la résilience afin d’éviter que le Sud ne retombe dans l’urgence. Cela demande plus de ressources et plus d’implication de l’État », prévient Lola Castro, directrice régionale du PAM pour l’Afrique australe, lors de sa mission dans le Sud pour constater la situation.
« La population dans le Sud est forte et déterminée. Elle use de tous les moyens pour sortir de cet état de vulnérabilité. Elle a juste besoin d’un coup de pouce », a-t-elle continué. À cet égard, des activités ont été déjà initiées par le PAM depuis quelques années afin de soutenir les ménages affectés par les chocs climatiques et améliorer leur résilience. En outre, les aides humanitaires, les cantines scolaires, des vivres contre travaux ont été aussi mis en œuvre.
« Les activités que nous mettons en œuvre dans le Sud sont sur la bonne voie et méritent d’être renforcées », a estimé Lola Castro.

Résultats palpables
En servant des repas chauds aux élèves des écoles primaires publiques, le PAM couvre 42% des écoles dans le Sud. À titre d’exemple,
689 élèves profitent des cantines scolaires aux produits frais locaux à l’EPP Beabo, commune d’Ambovombe. De même, des initiatives ont été lancées pour appuyer les producteurs locaux pour qu’ils puissent approvisionner les écoles en produits frais.
Pour l’EPP Beabo, le PAM et le projet AROPA (Appui au renforcement des organisations professionnelles et aux services agricoles), travaillent de concert et ont appuyé des activités génératrices de revenus comme l’élevage amélioré de volailles et de caprins, ainsi que la culture maraichère. « À part l’amélioration de l’état nutritionnel des enfants, le projet a aussi permis la réduction des cas d’abandon scolaire », soutient la directrice de l’EPP.
La délégation du PAM a aussi visité la réhabilitation de 36 km de pistes rurales entre les communes rurales d’Analapatsy et d’Andrano­bory.

Manohisoa Nomenjanahary