Culture

Patrimoine mondial – Le reggae passe à la postérité

Désiré Razafindrazaka saluant la délégation de la Jamaïque, lors de la 13e session inter-gouvernementale pour la sauvegarde du Patrimoine culturel immatériel.

Bien au-delà d’être un simple genre musical, le reggae est désormais un patrimoine culturel à part entière. Il renforce ainsi sa popularité pour les générations à venir.

C’est un jour historique pour tous ceux qui prêtent allégeance à l’étendard vert, jaune et rouge, symbole de la culture rastafari mais surtout de la musique reggae. Hier, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), a inscrit le reggae de la Jamaïque dans la prestigieuse liste du patrimoine culturel de l’humanité. C’est dans le cadre de la 13e session inter-gouvernementale pour la sauvegarde du Patrimoine culturel immatériel (PCI) de l’Unesco qui se tient actuellement à Port Louis, à l’île Maurice que la proclamation a été officialisée. Une nouvelle qui n’a pas manqué de réjouir tous les fans de reggae de tous âges et de tous horizons, qui à la suite de cette nouvelle, n’ont pas tardé à afficher leur joie.
A l’unisson, qu’ils soient simples mélomanes ou acteurs culturels émérites, ont salué cette initiative. Une musique aux fortes résonnances sociales, illustrant avec ferveur la richesse culturelle et identitaire de tout un pays, qu’est le Jamaïque. Le reggae qui fut popularisé par l’icône Bob Marley vient ainsi d’acquérir de nouvelles lettres de noblesse dans la scène culturelle et artistique.
Une musique fraternelle
Dans son communiqué officiel, l’Unesco tient à souligner la contribution du reggae dans la prise de conscience internationale sur les questions d’injustice, de résistance, d’amour et d’humanité, ainsi que sa dimension cérébrale, sensuelle et spirituelle. À Madagascar, le reggae compte toute une communauté, voire presque toute une petite nation d’adeptes. Très férus du genre, les mélomanes nationaux ont été fiers d’accueillir la nouvelle. La scène culturelle et artistique malgache est d’ailleurs très friande de
reggae, avec comme autres fers de lance, les fameux Backom le Rasta ou encore Sammy Rastafanahy.
Depuis les années 80, cet amour intarissable pour le reggae se perpétue chez les artistes nationaux.