Faits divers

Toamasina – Sept arrestations et saisie d’armes de guerre

Une attaque armée a été prise à contre-pied avant-hier. Sept personnes se sont fait cueillir et un kalachnikov saisi avec deux pistolets automatiques.

Les forces de police ont frappé fort à Toamasina avant-hier en début de soirée. Des armes de guerre ont été saisies sur un gang armé et sept suspects ont été arrêtés. Ce coup de filet a été réalisé par les éléments du commissariat de police à Tanambao. Mis au parfum qu’une bande armée s’apprêtait à sévir, les limiers aux aguets, ont mis en place un dispositif d’intervention.

Informée que les malfaiteurs allaient diriger une attaque à main armée contre un établissement commercial à Analakininina, la police a raffermi et recoupé les renseignements communiqués par ses informateurs pour remonter de fil en aiguille jusqu’au gang.

Les malfaiteurs étaient sur le point de sévir lorsqu’ils se sont retrouvés nez-à-nez avec les forces de police. Pris par surprise, ils n’ont même pas tenté d’affronter les policiers prêts à en découdre, mettant ainsi fin à l’acte de banditisme en train de se commettre.

Perquisitions
Les premières arrestations et saisies d’armes de guerre ont été effectuées lors de l’intervention. Une perquisition s’ensuivait lorsque les enquêteurs ont mis la main à la pâte. Soumis au feu roulant des questions, les premiers suspects appréhendés ont dénoncé leurs complices ainsi que l’endroit où d’autres armes étaient cachées.

La police a mis la main sur un fusil d’assaut kalachnikov ainsi que cinq boîtes chargeurs. Elle a, dans la foulée, découvert dix munitions calibrées à 7,62 millimètres. Outre cette arme de guerre de l’ex-union soviétique, les enquêteurs ont également retrouvé deux pistolets automatiques ainsi qu’une bombe de gaz d’autodéfense.

« L’arsenal de banditisme découvert se classe parmi les armes de guerre. Ces sont des armes utilisées par les forces de l’ordre. Les investigations seront menées avec minutie pour remonter jusqu’à leur
provenance », lance le commissaire Jean Christian Rakotovao, chef de la police à Antanambao.
Deux femmes figurent parmi les personnes arrêtées. Elles se retrouvent mêlées dans cette histoire en tant que complices. D’autres personnes sont encore recherchées. L’affaire est prévue être conduite devant le parquet près du tribunal de première instance à Toamasina en fin de semaine.