Economie

Port de Toamasina – Les revers sociaux de l’extension passés à la loupe

Les représentants des habitants de Toamasina émettent leurs craintes face à l’éventualité d’une anarchie urbaine accompagnant l’extension du port.
Priorité aux projets d’urbanisme. Le programme de coopération avec le Parlement de la fondation Friedrich-Ebert organise depuis, hier à Toamasina, un forum portant sur les « impacts socio-économiques de l’extension du port de Toa-masina ». Comme l’indique son intitulé, le forum se donne pour objectif d’offrir une opportunité pour les représentants élus des collectivités locales, les organismes non-gouvernementaux ainsi que les partenaires sociaux du projet d’exprimer leurs préoccupations. Pour ce faire, les échanges ont vu particulièrement la participation des organisations de la société civile (OSC) de la région Atsinanana sous forme de doléances formulées avec les sénateurs locaux.

Pour la commune urbaine de Toamasina, l’insécurité et l’aménagement concret des quartiers s’avèrent être les axes prioritaires à réaliser.
« Il n’est plus conseillé de rentrer tard dans certains quartiers desservis par les chemins de terre. L’aménagement de ces quartiers où les bidonvilles pullulent, devrait sérieusement être envisagé en même temps que ce projet d’extension du port », souligne Gervais Andrinarisoa, habitant de Toamasina venu assister à l’audience publique.

Anarchie
Pour les habitants de la région, il s’agit surtout d’envisager tous les moyens pour éviter l’anarchie urbaine qui plane au-dessus de Toamasina avec ce projet d’extension. En effet, l’élargissement du port entraînera inévitablement le développement économique et social de la ville et par extension du pays. Pour accompagner l’extension du port, le schéma directeur du projet pour le développement de l’axe Antananarivo-Toamasina (TATOM) sera opérationnel à partir de l’année prochaine. Cependant, malgré un montant prévisionnel de trois millions et demi d’euros destinés aux aides publiques au développement (APD) pour les régions Analamananga, Atsinanana et Alaotra Mangoro, touchées par le projet TATOM, l’impératif pour toutes les parties prenantes sera de maîtriser ce développement à bon escient surtout dans la zone urbaine de Toamasina.

« Outre les programmes infrastructurels d’installation d’une nouvelle gare routière à l’image de ceux de la capitale pour fluidifier la circulation dans certains quartiers, l’important serait de mettre l’accent sur la promotion des entreprises dans cette capitale économique a fin de régler le problème de chômage dans la ville », scande un autre participant à l’audition publique. Le problème de chômage dans la ville de Toamasina se reflète surtout par la prolifération des cyclo-pousses dans la mesure où la plupart des jeunes, pour ne pas sombrer dans la délinquance, se tournent vers cette activité, dans la mesure où les offres d’emploi se font rares dans la ville.

2 commentaires

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter

  • Efa tokon’ny handraikitrin’ny tanana amin’izay izany rehetra izany, fa ny fandrosoana iraisam-pirenena aloha efa tafiditra fa mila fandrosana anatiny isika mba hahalavorary ilay nosy.

  • Ny tena tsara dia ny fifampidinihana toy izao rehefa hanao zavatra iray! Efa misy ny paik’ady apetraka mba tsy hisy fiatraikany ratsy ho an’ny mponina ireo foto-drafitr’asa hatsangana ho fampandrosoana.

Publicité

Publicité

Publicité

Publicité