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Insécurité – Le gouvernement passif

Le kidnapping s’est alarmé au profit des attaques meurtrières.

Deux meurtres en une nuit presque au même moment a Imerintsiatosika et au by pass. Cinq personnes ont été tuées mettant en émoi l’opinion sauf le gouvernement.

Un gouvernement pour organiser l’élection et rien d’autre. L’équipe du Premier ministre Christian Ntsay semble ne se préoccuper que de la mission que le fameux accord politique lui a attribué. Aussi étrange que cela puisse paraître, le conseil du gouvernement d’hier a complètement occulté le double meurtre ayant coûté la vie à cinq personnes, dont un couple et son enfant de cinq ans, à Imerintsiatosika et au by pass. Pas même de petites condoléances pour se faire bonne conscience ou une minute de silence pour rendre hommage aux victimes. Il ne faut attendre des morts par camion ou par bus pour que le gouvernement se souvienne de son rôle humanitaire. Une vie ressemble à une autre, un mort équivaut à un autre. Autant les autorités sont enclines à venir au chevet des victimes d’un accident de la route ou des sinistrés d’un incendie avec une forte équipe de communication à l’appui, autant ils ignorent royalement les victimes de meurtre gratuit.  Il est vrai que les morts sont des électeurs en moins.
Un conseil du gouvernement consacré spécialement à l’insécurité aurait consolé l’opinion même si ce n’était qu’une comédie. Christian Ntsay aurait pu ou aurait du simuler une intransigeance vis à vis des forces de l’ordre devant cette situation. Tous ces prédécesseurs ont failli dans ce domaine et il est en train de suivre leurs traces. L’ancien Premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana a eu le culot de convoquer les chefs de districts, les chefs de régions et les chefs militaires à Mahazoarivo pour donner des consignes sur la sécurité des… élections. Il en a fait les frais peu de temps après.

Impitoyables
Ce double meurtre d’une violence insoutenable rappelle pourtant que l’insécurité demeure un domaine loin d’être maîtrisé par les autorités aussi bien dans les grandes villes qu’en brousse. Si les kidnappings bénéficient d’une petite accalmie, les attaques meurtrières avec effraction se multiplient. Les bandits sont de plus en plus impitoyables, de plus en plus équipés, de mieux en mieux renseignés sur leur proie. C’était le cas au by pass où deux agents de sécurité travaillant pour le compte d’une grande société spécialisée ont péri sous le coup de poignard des bandits. Des membres des forces de sécurité font pourtant régulièrement des patrouilles sur cet axe depuis Tanjombato.
C’est bien d’organiser une élection dans les règles de l’art, c’est de garantir la sécurité des électeurs. Des scrutins ont dû être annulés dans plusieurs endroits en 2013 pour raison d’insécurité. Cela risque encore d’être le cas cette année. Les dahalo sèment la terreur un peu partout même aux portes d’Antananarivo comme Manjakandriana et Anjo­zorobe où il n’est plus conseillé de sortir la nuit.
Il ne s’agit pas forcément d’augmenter la présence policière pour garantir la sécurité, il faut faire le minimum nécessaire pour limiter les risques et les dangers. Rétablir l’éclairage public dans les grandes villes et surtout aux arrêts des bus serait déjà une bonne action qui ne doit pas attendre un financement du Fonds monétaire international. La passivité et l’inaction profitent aux bandits et enlisent davantage la situation déjà dramatique.

Herisetra

8 commentaires

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  • ça commence à se savoir dans le monde entier ! honte à vos politiques collectivement responsables… ils avaient les moyens de lutter contre les bandits mais ont préféré détourner les yeux, avec le seul objectif : se remplir les poches !

  • Lasa hifaniliana ankehitriny ny fiadiana ity asan-jiholhy ity kanefa ny herin-tsika rehetra mitambatra no hahafahana miady izany ary tsy tokony hisy hifanomezana tsiny fa ny mpitandro ny filaminana efa manao izay vitany ary miandry ny fanohanan’ny vahoaka azy. Izany tsy fahandriam-pahalemana izany dia efa hatramin’izayno nisy ka tsy tokony an’ny fanjakana irery ny tsiny

  • Tsy misy olona tonga lafatra izany fa tsy maintsy misy foana ny tsy fahatomombanana, tsy manome tsiny ny governemanta loatra aho satria tsy avgy aminy izao. Maro loatra koa ny olana sahaniny!

  • Nahoana moa ny governemanta no lazaina fa tsy mba miady amin’ny tsy fandriam-pahalemana nefa tsy vao izao vao nisy an’izany « Insécurité » teto Madagasikara! Le governemanta Ntsay izany enjehina fona na tsara na ratsy atao.

  • Mbola misy sahy milaza ihany hoe tsy mijery ny tsy fandriam-pahalemana ny governemanta nefa ary efa nandray andraikitra ny amin’izany ny governemanta! Ny sasany koa angamba tena manao fanahiniana mandroba entina hisoparana ny governemanta!

  • Ny asan-jiolahy izany dia misy foana na any amin’ny firenena efa mandroso aza, ny tiako ambara dia hoe, ny fandriampahalemana dia tsy andraikitr’iza na iza fa andraikitri’ny daholo be, ary ny isan’ny mpitandro filaminana eto amin-tsika dia mbola vitsy mihoatra amin’ny mponina.

  • hikoho-maina aza atao, maika fa misy sery hanilihana!!! lazaina fa ny gouvernemanta foana no tsy mandray andraikitra nefa isika mihitsy no tsy te hisaringitra @zany! efa samy manana ny andraikiny ka raha samy manatanteraka ny azy dia inoana fa hivoatra ny fandriampahalemana izay tena mampatahotra ny rehetra!