Actualités Economie

Commerce – Ralentissement des mouvements d’importation

Mis à part les produits de première nécessité, le ralentissement du trafic impacte sur tous les mouvements d’importation

La diminution des valses de poids lourds aux portes du port de Toamasina traduit la crainte des opérateurs par rapport à leurs investissements sur les importations.

A l’arrêt ou presque, les activités de commerce international se retrouvent plombées en cette période préélectorale. La plupart des opérateurs économiques émettent des doutes par rapport à la stabilité des affaires à cause d’une conjoncture politique incertaine. Ainsi, le trafic au niveau des mouvements d’importation s’est retrouvé au ralenti depuis près d’un mois. La situation se fait ressentir au niveau des activités de transit dans la ville de Toamasina. « Depuis quelques semaines, nous ne travaillons, en tout, qu’une ou deux journées dans la semaine. Cette situation s’explique principalement par le fait que les opérateurs économiques préfèrent jouer la carte de la prudence par rapport aux investissements dans les transactions d’importation à cause de l’incertitude que leur montre l’horizon de la situation politique d’ici les quelques mois à venir » confie un transitaire. Pour importer de la marchandise de la Chine jusqu’à Madagascar, rien que le voyage peut prendre trente jours, sans compter une semaine de plus pour la réalisation des procédures de dédouanement, une fois la marchandise arrivée au port.

Instabilité
Par ailleurs, les variations sur les grilles de tarification au niveau des frontières renforcent les difficultés des transitaires ainsi que des importateurs. « Le barème de la valeur minimale des tarifs imposé dans la nomenclature de la douane varie du jour au lendemain. À l’exemple des friperies qui sont passées de soixante cents à un dollar en l’espace de deux mois sans compter les redressements surprises imposés sur les tarifs de certains produits. Un importateur qui aura acheté sa marchandise un mois auparavant en tablant sur les tarifs minimaux se retrouvera avec des frais doublés une fois sa marchandise arrivée au port de Toamasina, » déplore le transitaire. Entre les taxes, les redressements des tarifs en plus de l’incertitude provoquée par la situation politique, les opérations d’importation ont baissé de plus de 40 %. Impactant directement à tous les niveaux des commerces internationaux, depuis les importateurs, les transitaires jusqu’aux transporteurs. Un ralentissement des activités qui se traduit par la diminution des embouteillages des poids lourds dans la ville de Toamasina et qui se fera ressentir, d’ici peu, dans le quotidien du Malgache lambda si la situation persiste.

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