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Études politiques – La polyvalence et la mobilité internationale assurées

Le carrefour de la formation, des métiers et de l’emploi, tenu hier et ce jour, à l’Alliance française de Tananarive (AFT), rassemble des acteurs de la formation et ceux de l’emploi pour accompagner les jeunes dans leurs choix. Les langues étrangères, l’informatique, le droit, la communication, le management constituent les filières qui passionnent les jeunes. Depuis quelques années, la science politique a fait son entrée dans les modules de formation et des jeunes se lancent dans cette étude en raison du bloc de savoir qu’ils souhaitent maîtriser. Landy Harimanana, bachelière, indique que la science politique ne la fascine pas. « Peut-être que les comportements des politiciens me répugnent et la politique est destinée aux personnes très intelligentes. Franchement, je ne pourrais pas faire preuve d’assiduité dans cette branche », raconte-t-elle.
Par contre, d’autres jeunes songent à apporter du changement et voient cette filière autrement. « En tronc commun, tout semble difficile et complexe avec les matières comme la sociologie, l’économie, le droit, la communication, l’anthropologie, le management. Tout compte fait, elles nous forgent, parce qu’en politique, on fait appel à la pluridisciplinarité », témoigne Nosoavina Besa, étudiante en L1 à l’Institut d’Études politiques à Madagascar.
Dès la première année, chaque étudiant intègre un club de vie politique en s’adhérant soit dans la politique publique, soit dans les relations internationales, soit dans la presse. Un bon parcours assure, par la suite, une mobilité internationale qui offre aux étudiants les échanges dans les écoles de science politique de Paris, de Toulouse et de Strasbourg. D’autres partenariats se développent avec d’autres universités, instituts et les étudiants malgaches pourront incessamment rejoindre Tunis, Maroc ou Pretoria.
Jocelyn Rasoaveloson, conseiller programme et orientation au sein de l’institut, rajoute que la science politique encourage les jeunes à renforcer les connaissances et la capacité d’analyse dans leur futur métier. « La philosophie, le droit, la communication, l’histoire font que la science politique, une science pure et dure, se distingue des autres domaines. Quand les étudiants décrochent le master, ils seront capables de recommander et de proposer des projets de société », conforte-t-il.

Farah Raharijaona