Océan indien

Transport aérien – Les voyageurs pour Mayotte en pleine galère

Cette mère de famille, avec sa petite fille de cinq mois, a dû faire tout le voyage avec son bébé sur les genoux, faute de berceau dans l’avion.

Gros problème pour les passagers du vol inaugural en A380 entre la France et La Réunion. Réunion Roland-Garros n’a pas l’habitude du gros-porteur.

Pas de passerelles télescopiques pour la première arrivée, le temps d’effectuer les tests de mise en place. Les passagers ont donc dû descendre sur la piste puis remonter dans le terminal par des escaliers. Les voyageurs en chaises roulantes ont été obligés de patienter dans l’avion jusqu’à la fin des tests de passerelles avant de pouvoir débarquer. Mais, ce sont les passagers à destination de Mayotte qui sont les plus pénalisés.
L’A380 ne pouvant se poser à Dzaoudzi, Air Austral a dû réorganiser son programme de vol. Les passagers mahorais à destination de Paris et ceux voyageant dans l’autre sens sont acheminés à La Réunion ou à Dzaoudzi sur des vols additionnels assurés en B.787 et B.737. À l’aéroport Réunion Roland-Garros, ils embarquent à bord de l’A380.
Avant-hier matin, plus d’une centaine ont dû passer une bonne partie de la journée à La Réunion à l’hôtel dans l’attente d’une correspondance en milieu d’après-midi vers Dzaoudzi.

Réenregistrement
Même ceux prévus sur la rotation du matin ont dû récupérer leurs bagages de soute et se faire réenregistrer. «J’ai dû partir un jour plus tôt pour finalement ne pas arriver plus tôt à Dzaoudzi », confie Pierre qui habite depuis deux ans à Mayotte. «J’ai perdu un jour de congé».
Dans l’ensemble les passagers ont apprécié le confort de l’A380 mais avec quelques nuances. «À l’extérieur il est très beau. C’est le monde de Nemo», indique Abahabachia. «Mais à l’intérieur cela sentait le moisi et ce n’était pas très propre. En classe économique il ne faut pas avoir de grandes jambes.» Avec son petit bébé de cinq mois, Zouraydam laisse éclater sa colère.
«Il n’y avait aucun berceau dans l’avion et j’ai du faire toute le voyage avec ma petite fille sur les genoux». Les dix huit hôtesses et stewards d’Hifly sont plébiscités pour leur professionnalisme mais la barrière de la langue est un obstacle, même si Air Austral a placé à bord de l’avion un chef de cabine, un chef de cabine principal et trois hôtesses et stewards.

© JIR

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