Chronique de Vanf Opinions

Alarme, urbi et orbi !

«Santon : du provençal, santoun, ou petit saint. Petite figurine en terre cuite servant, en Provence, à décorer les crèches de Noël». Après l’attentat de Berlin, faisant douze morts sur un marché de Noël, même les santonniers d’Aubagne auront été concernés par l’inquiétude générale. Les métropoles cosmopolites décident d’ouvrir les frontières à un million de migrants musulmans, dont on ne sait rien des antécédents islamistes éventuels, et de les répartir par loterie dans l’ensemble de la Chrétienté européenne, et voilà Aubagne, «au pied de Garlaban, pays des santons et de Pagnol», un village de la France profonde, celle de ma Francophonie des livres, affecté sans avoir rien demandé ni donné son avis.

Un fanatique islamiste peut tuer à Berlin (Allemagne), s’enfuir par Lyon et Chambéry (France), et se faire abattre seulement à Milan (Italie). Où sont les failles sinon dans l’extrémisme du dogmatisme droits-de-l’hommiste. Un migrant, débouté du droit d’asile, peut indéfiniment errer dans l’espace Schengen. S’il avait été capturé vivant, ce terroriste aurait eu droit au raffinement civilisationnel des démocraties européennes : présomption d’innocence, droits de la défense, justice équitable, traitement ni infamant ni dégradant, abolition de la peine de mort. Bref, tout ce que les islamistes refusent à leurs victimes, au mieux égorgées devant une caméra, au pire converties de force sinon vendues en esclaves sexuelles. Au final, un assassin islamiste, même capturé en flagrant délit, aurait eu droit à un visa de séjour à perpétuité dans une prison allemande sous monitoring sévère de l’instance européenne des droits de l’homme. Avec possibilité de mansuétude, clémence et miséricorde, débouchant sur une liberté anticipée, guère entravée par un bracelet électronique à bug. Et la possibilité offerte de récidiver aussitôt après.

Juste avant Noël, le Conseil de sécurité des Nations Unies a pu adopter une résolution interdisant de nouvelles colonisations israéliennes en territoires palestiniens. On parle bien trop souvent du veto de la Russie, à propos de la Syrie, qu’il faut rappeler que c’est la première fois depuis 1979 que les États-Unis, par leur abstention, condamnent ainsi implicitement l’attitude d’Israël.

Quand Le Myre de Vilers, était venu lui expliquer la teneur des accords franco-anglais de 1890, Zanzibar à l’Angleterre et Madagascar à la France, le Premier Ministre Rainilaiarivony avisa le chapeau d’un de ses collaborateurs et répondit au représentant de la France : «si je vous donne ce chapeau, sans que son propriétaire y consente, celui-ci n’y sera aucunement tenu». Israël est d’autant plus aise de prévenir qu’il ne se conformera pas à la résolution onusienne qu’on sait l’ONU absolument sans prise sur les belligérants. Au Kosovo hier, en Syrie aujourd’hui, en Palestine depuis cinquante ans. Ce qui a donné son titre à un livre récent d’Alexandra Novosseloff, «Le conseil de sécurité des Nations Unies : entre impuissance et toute puissance». La paix en Palestine était à portée de main, mais un autre fanatique, juif celui-là, avait assassiné le Premier Ministre israélien Itzhak Rabin, en 1995. Cette fois, on peut s’inquiéter si un État palestinien saurait se prémunir du cancer islamiste qui mine plusieurs autres nations musulmanes (Libye, Arabie Saoudite, Turquie). Les fanatiques juifs, au moins, ne cherchent pas à convertir le reste du monde et ils n’en appellent pas à tuer ceux qui ne pensent pas comme eux, surtout que ceux-ci ne viennent pas vivre en Israël. Les fanatiques islamistes pourchassent les Chrétiens d’Orient depuis l’Irak et la Syrie jusque dans les camps de réfugiés en Bavière (Allemagne). Les islamistes prétendent s’inviter chez les autres, Europe, Amérique, Madagascar, mais surtout oublier qu’ils ne sont pas chez eux. Message urbi et orbi.

Par Nasolo-Valiavo Andriamihaja

 

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