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Rapt d'Arnaud et Annie – Le juge Jackie Rabehaja absent au procès

Soixante-douze accusés dont Stéphanie sont entendus par la cour criminelle. L’ancien substitut général de la Cour d’appel a brillé par son absence.

Coup d’envoi du procès sur le rapt meurtrier d’Arnaud Ramiliarison et de sa sœur Annie, hier, au palais du tribunal à Anosy. L’absence à l’audience du juge Jackie Ernest Rabehaja, un magistrat figurant parmi les soixante-douze personnes incriminées dans cette affaire de kidnapping, n’était pas passé inaperçue. Stéphanie, une mère de famille soupçonnée d’être la protégée du magistrat poursuivi, lequel était à l’époque substitut général auprès de la Cour d’appel de Toamasina, a, pour sa part, comparu. Cette quadragénaire est parmi les principaux suspects ayant tiré les ficelles dans cette affaire. Deux policiers, trois agents pénitentiaires étaient également au banc des accusés. Se défendant, quitte à duper la cour, tous les accusés ont plaidé non coupable.
L’audience a bien eu lieu malgré l’annonce de grève par le Syndicat des Magistrats de Madagascar (SMM) ainsi que les greffiers.
Hier après-midi, la cour a procédé, entre autres, aux auditions du chauffeur d’Arnaud Ramiliarison et de sa sœur, d’un agent pénitentiaire ainsi que de l’un des policiers mouillés dans cette histoire. Vu le nombre de personnes au banc des accusés, rien ne semble joué à l’avance pour le déroulement ainsi que la durée du procès. Le verdict qui va sceller le sort des prévenus est toutefois attendu cette semaine.

Relâchés
Parmi eux, certains ont bénéficié d’une mise en liberté provisoire si d’autres ont été placés sous mandat de dépôt dans cinq lieux de détention de la province d’Antanana­rivo. Le juge Jackie Ernest Rabehaja a été incarcéré au pénitencier de Manjakan­driana avant d’être remis en liberté.
L’enlèvement a été perpétré le 21 novembre 2015 lorsque les deux adolescents allaient rejoindre leur établissement scolaire. Les kidnappeurs leur ont tendu une embuscade à la sortie du pont à Antanambao Verrerie, où ils ont bloqué la voie avec une camionnette de marque Peugeot 404. Les ravisseurs se sont emparés manu militari du pick-up 4×4 de marque Mitsubishi Sportero, avec lequel chauffeur incriminé devait conduire jusqu’à leurs établissements scolaires Arnaud et sa sœur. Peu de temps après, les malfaiteurs ont réclamé la rançon colossale de quatre millions d’euros.
Au terme d’un mois de guerre d’usure avec les proches des captifs sans réussir à arracher un versement de rançon, le gang a souillé puis exécuté la fillette, pour ensuite balancer sa dépouille à la cité Valpinson. Cette collégienne avait quatorze ans lorsqu’elle a été assassinée avec sadisme. En poussant les investigations, les enquêteurs ont réussi à cueillir vingt-sept personnes. Ils ont ensuite localisé l’endroit où Arnaud, a été séquestré, puis libéré. Des Kalachnikov, une centaine de munitions ainsi que des grenades offensives ont été saisies lors de l’opération et huit autres personnes ont été appréhendées. Les arrestations ont ensuite continué jusqu’au corps de la police, de l’administration pénitentiaire et de la magistrature.

Seth Andriamarohasina

1 commentaire

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  • Une association de malfrats, de jiolahimboto en cols blancs formée en bonne partie de fonctionnaires et des gratins de la « haute société ». Quelle honte.!
    Dans quelle république sommes nous.?