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Ambohimiandra – L'hôpital mère-enfant surchargé

Le centre hospitalier universitaire (CHU) mère-enfant à Ambohimiandra est en surcharge. Deux patients seraient placés sur un même lit.

Surchargé. Le centre hospitalier universitaire (CHU) mère-enfant à Ambohimiandra, est à l’étroit. Le nombre de ses patients dépasse largement sa capacité d’accueil. Hier, quarante-deux patients ont occupé ses lits, s’il n’a que trente trois lits. C’est depuis la fermeture temporaire du CHU mère-enfant à Tsara­lalàna, à cause des travaux de démolition en vue de l’extension de ses bâtiments, que ce problème de surcharge s’est présenté à Ambohi­miandra. « Dans une telle circonstance, nous plaçons deux patients sur un même lit, nous ne pouvons pas refuser les malades. Au cas où nous nous sentirions vraiment débordés, nous enverrons les malades dans d’autre service de pédiatrie », explique une source auprès du CHU mère-enfant à Ambohi­miandra, hier.
Cette incorporation de patients n’aurait pas d’impact sur leur santé. « Ce n’est pas la première fois que nous procédons à cette technique. Nous le faisons chaque fois qu’il y a épidémie », continue la source.
L’impact de cette fermeture temporaire du CHU Tsaralalana est plus lourd avec le climat actuel, qui affecte l’état de santé des enfants. Les cas d’infection respiratoire seraient nom­breux, actuellement.

Encore quelques jours
Cette situation ne sera pas temporaire, car « la capacité d’accueil de nos services pédiatriques n’arrive plus à répondre aux besoins, surtout en temps d’épidémie », reconnaît un responsable de pédiatrie. Les travaux d’extension du CHU Tsaralalàna commencent, quelques travaux sont également en cours à Ambohimiandra, pour accueillir plus de patients.
Ce responsable du CHU mère-enfant à Ambohi­miandra est presque sûr que la réouverture du CHU mère-enfant à Tsaralalàna ne va plus tarder. « Je crois que les travaux de démolition sont presque achevés. Il ne resterait plus que l’assainissement du lieu », indique-t-il. Le professeur Annick Robinson, directeur de l’établissement, constate, par contre, que les travaux vont encore durer un certain temps. Selon elle, la réouverture de l’hôpital ne se fera pas dans les jours à venir. « Les techniciens sont encore en pleins travaux et la réouverture dépend de l’achèvement de ces travaux de démolition. Cela se fera en mi-février peut-être », explique-t-elle.
Le CHU mère-enfant à Tsaralalàna est fermé depuis début décembre 2016. Des travaux d’extension de ces bâtiments sont en cours, nécessitant la démolition du pavillon n°4. Le service d’urgence du CHU a été déplacé au dispensaire, en face de l’hôpital, pour accueillir les cas urgents, ne nécessitant pas d’hospitalisation.

Miangaly Ralitera