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RN7 – Les transporteurs reprennent leurs activités

Les transporteurs ont finalement décidé d’ôter le barrage à Anjomakely. Ils doivent encore s’entretenir avec le ministère de tutelle.

La RN7 s’ouvre. Les trans­porteurs ont décidé d’arrêter leur manifestation. Ils n’ont pas maintenu la décision de manifester pendant des jours jusqu’à ce que les responsables répondent à leur requête sur l’interdiction des clandestins. « Les rabatteurs, guichetiers et bagagistes ont prévu de bloquer cette route pour tous les véhicules qui partent de Tanà vers cet axe et des véhicules venant du Sud. Mais ceci n’a pas abouti. Le ministère des Transports et de la météorologie compte réfléchir sur les demandes de ces transporteurs », explique un agent de la coopérative Cotrama à Fasan’ny Karàna.
Le déménagement vers la nouvelle gare routière d’Ambohimanambola reste une contrainte surtout pour les agents des coopératives. Ces derniers se battent pour ne pas perdre leur emploi. « Cette manifestation ne concerne pas vraiment les propriétaires de véhicules mais surtout les agents des coopératives. La communication ne se passe pas bien entre le ministère et les agents. L’organisation sur les dispositions des agents n’est pas encore claire jusqu’à ce jour. Par exemple si une coopérative possède deux destinations différentes, chacune est prise en charge par un secrétaire. Ceci ne sera plus le cas quand on sera à Ambohi­manambola, les deux destinations seront fusionnées dans un bureau et seront prises en charge par un seul et unique secrétaire. Les agents des coopératives ont peur de perdre leur emploi car il y a des personnes qui ont travaillé comme secrétaire ou guichetier depuis 30 ans », explique une propriétaire de véhicule. Les transporteurs acceptent de déménager vers cette nouvelle infrastructure mais les différentes dispositions devront encore être révisées et communiquées.

Chasse aux clandestins
Anosy, Andrefan’Ambo­hi­janahary et Ankadim­bahoaka sont devenus des endroits autorisés pour embarquer des passagers. Peu de passagers optent pour Fasan’i Karàna surtout pour aller à Antsirabe. Les gens préfèrent les clandestins. De ce fait, les rabatteurs ne pouvaient plus récolter plus d’argent que d’habitude. D’ailleurs la plupart des coopératives d’Antsirabe ne possèdent pas de guichet.
Malgré les suivis effectués par des agents du ministère des Transports sur ces lieux, les clandestins continuent à exercer leurs activités.

Mamisoa Antonia