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La princesse Anne en visite officielle à Madagascar

La princesse Anne est à Madagascar, depuis hier. Une seconde visite, dans la Grande île, qui marquera, notamment, le bicentenaire des relations diplomatiques entre les deux pays.

Sur la pointe des pieds. La princesse Anne, princesse royale de la Grande Bre­tagne, a débarqué, à Mada­gascar, avant-hier. Bien que sans tintamarre, la visite de ce membre de la famille royale du Royaume-Uni, est officielle et d’un symbolique fort en ces temps épidémiques.
Sur le plan diplomatique, la visite de la seule fille des quatre enfants de la Reine Elisabeth II, souveraine du Royaume-Uni et du prince Philippe, Duc d’Edimbourg, entre dans le cadre de la célébration des 200 ans de la signature du traité d’amitié entre le royaume britannique et Madagascar. Un acte qui est le point de départ des relations diplomatiques entre les deux pays.
Du côté malgache, ce bicentenaire a été marqué par la réouverture de son ambassade, à Londres. Une reprise d’activité inaugurée par Hery Rajaonarimam­pianina, président de la République, le 4 septembre. En réponse, la couronne britannique dépêche l’un de ses membres dans la Grande île. Accompagné de son époux, Sir Tim Lawrence, vice-amiral, la princesse assistera, justement, à une messe à la cathédrale anglicane Saint Laurent d’Ambohi­manoro, cet après-midi, en l’honneur des 200 années d’amitié entre les deux nations.
Après son arrivée, à l’aéroport d’Ivato, avant-hier, où elle a été accueillie par la première dame, Voahangy Rajaonarimampianina, et Solonandrasana Oliver Mahafaly, Premier ministre, la princesse Anne, a été reçue par le chef de l’État, au palais d’État d’Iavoloha. Elle y a été élevée au titre de Grand croix de deuxième classe de l’ordre national malgache.
Signal fort
Outre les événements officiels, la princesse royale devrait visiter le cimetière militaire du Commonwealth, à Antsi­ranana, demain. Celle qui préside l’Organi­sation non-gouvernementale (ONG) Save the children, dont l’objectif est de soutenir les enfants victimes de la faim et de la maladie dans le monde, mettra, également, à profit son séjour en terre malgache, pour mettre l’accent sur les actions caritatives.
La princesse Anne devrait ainsi, se rendre, à Soatanana et Faliarivo, pour voir le développement des projets de l’ONG écossaise Feedback Madagascar. Une entité dont les activités ont déjà été suivies de près par la princesse royale lors de sa première visite, à Madagascar, en 1999. Sur sa page Facebook, le 19 octobre, l’ONG s’est réjoui de cette seconde visite de ce membre de la famille royale britannique.
« La princesse royale, a d’abord visité Madagascar, il y a 20 ans, quand, avec d’autres ONG, nous l’avions rencontré, à Antananarivo. Nous sommes ravis d’annoncer qu’avec le Président malgache, elle visitera un projet de soie initié par Feedback, et l’un des quarante-et-un projets de gestion communautaire des forêts avec lesquels nous travaillons (…) », a publié Feedback Madagascar, la semaine dernière.
La princesse Anne devrait en effet, également, se rendre, à Antsohihy, pour visiter un projet de gestion et conservation communautaire de l’environnement. Une rencontre avec l’association européenne pour l’étude et la conservation des lémuriens, au parc national de Sahamalaza, est, aussi, au programme. L’agenda de la princesse royale, sauf changement, sera clôturé par une visite au Bureau municipal de l’hygiène (BMH), à Isotry.
Une visite qui pourrait être une manière d’affirmer le soutien de la couronne britannique à la nation malga­che, en ces temps où l’épidémie de peste fait des ravages. Le BMH étant l’une des entités en première ligne de cette guerre épidémiologique. La visite de la princesse Anne, justement, pourrait être considérée comme un signal positif fort envers le reste du monde, en ces temps difficiles.
Contrairement à certains pays qui ont coupé les ponts avec la Grande île, dernièrement, ou encore les touristes qui ont rebroussé chemin, des rendez-vous internationaux annulés, la princesse royale, n’a ni ajourné, ni annulé son déplacement. Car, au-delà de ses maux passagers ou persistants, Madagascar, a plus d’atout à offrir.
Garry Fabrice Ranaivoson

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