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Dessin – Du blanc sur noir pour plus d’expression, selon Vict’Art Penciloïde

Il adore le dessin. Il essaie de se forger lui-même pour exceller dans ce domaine en pratiquant aussi souvent que possible son art. Dessiner en blanc sur une feuille noire est le style de Vict’Art Penciloïde, ce qui donne un caractère à ses œuvres.

Victorien Ferdinand Biviloma affiche son ambition d’ouvrir une école d’arts plastiques, plus tard. À 19 ans, cet étudiant en première année d’Information-Communication-Journalisme à l’Institut de formation technique de la capitale, conjugue ses études et sa passion. Il approfondit les techniques de dessin au Cercle germano-malagasy à Analakely. Il commence à trouver un style qui lui plaît au bout de deux ans de formation auprès du centre culturel allemand.
« Dessiner avec du blanc sur un support noir donne une certaine allure à l’œuvre et je veux évoluer dans ce style », précise Vict’Art Penciloïde, son nom d’artiste.
Le jeune homme a commencé à dessiner à l’âge de 8 ans. À ses débuts, il a encaissé les interdictions de ses proches qui préfèrent le voir apprendre ses leçons que dessiner. « Dans cette discipline, j’ai appris qu’il faut parfois être têtu pour pouvoir se battre pour ce que l’on aime et puis il faut faire, parfois, l’impossible pour parvenir à son rêve », assène-t-il. Son attachement à l’art de dessiner finit par persuader son père à accepter son choix.
Pour Vict’Art Penciloïde, dessiner équivaut à la méditation. Ses coups de crayon laissent échapper son émotion. « C’est ma raison de vivre, ma façon de percevoir les choses. Dessiner me calme et me transporte hors de moi, une manière de jouir pleinement de la vie d’une simple manière », explique le dessinateur. Quand Vict’Art Penciloïde dessine, la musique l’accompagne dans son travail.
« Le black métal me permet de trouver une nouvelle inspiration et des nouvelles idées sur de nouvelles œuvres », confie le jeune artiste.

Victorien Ferdinand Biviloma avec ses camarades pendant « Un mois de portrait » à l’IKM à Antsahavola.

« Un mois de portrait », un événement rassembleur
En tant que membre à part entière de l’association Varatava, qui regroupe une quarantaine de portraitistes de la capitale, Vict’Art Penciloïde participe à l’événement « Un mois de portrait ». Il y expose quelques-unes de ses œuvres et profite pleinement des opportunités qu’offre l’événement qui se tient, du 4 au 31 août, au Centre culturel du Tour Sahavola ou IKM à Antsahavola. L’exposition permet, de surcroit, de sentir la pulsion qui tend les jeunes vers l’art de dessiner en général, et le portrait, en particulier. Nombreux ont répondu à l’appel car rares sont les occasions qui les réunissent autour d’une discipline d’art passionnante. Echange est le maître-mot de lévénement. Cette notion de partage rapproche les participants et les aide à approfondir leurs acquis. Les jeunes artistes y trouvent leur repère sur les différents métiers liés au dessin. Et la satisfaction des jeunes exposants se fait sentir quand ils voient un visiteur s’attarder devant leurs œuvres. « Quand quelqu’un s’intéresse à ce que l’on fait, c’est la plus belle des récompenses, je suppose », conclut Victorien Ferdinand Biviloma.

« Géant contre la guerrière légendaire ».

C comme Créativité
Faute de structure qui leur permet d’évoluer correctement, la jeunesse forge son talent dans les coins de l’école et tente malgré tout d’émerger en s’attachant éperdument à leur passion. Une bonne raison qui pousse Victorien Ferdinand Biviloma à ouvrir plus tard une école d’arts plastiques. « Il faut donner la chance aux jeunes de s’épanouir dans le domaine de l’art, et leur donner une bonne éducation artistique. Intégrer les bases des disciplines artistiques dans les programmes scolaires des écoles publiques dès les classes primaires, permet aux jeunes de s’orienter facilement. Au moins, ils peuvent s’accrocher à l’art s’ils n’arrivent pas jusqu’au bout de leurs études », constate ce jeune de la génération C, pour qui la communication, la collaboration, la connexion et la créativité constituent la chance de réussir.

Victorien Ferdinand Biviloma dans sa chambre en train de s’adonner à sa passion.
« L’innocence ».
« Femme paisible » sur fond noir.
«Inconnu » sur fond noir.
« Entre le péché et la divinité ».

Photos : Sergio Maryl, Fournies

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