Editorial

Cyclone libérateur

Le premier conseil des ministres dirigé par le président de la République Andry Rajoelina hier à Iavoloha a permis de lever le mystère autour de l’ancienne administration. La première décision prise par le conseil des ministres a été l’abrogation du collège de conseillers de l’ancien président. Une procédure normale après chaque changement de régime. Nouveau roi, nouveau statut. C’est ainsi de par le monde. Quand le Président change, les collaborateurs changent également. Du moins le cabinet politique.
Mais un sentiment de révolte mêlée de surprise a accompagné la découverte de cette fameuse liste. D’abord par le nombre excessif des conseillers du président. Ils étaient trente trois à entourer le président dont on se demande pourquoi il n’a pas su mener à bien son entreprise avec autant de méninges à ses côtés. On ne peut pas croire qu’ils étaient tous des manchots ou des sourds-muets pour ne pas pouvoir indiquer au Président le chemin qu’il faut prendre, la décision qu’il faut adopter. En tout cas, au moins en quantité, on a eu certainement le Président qui comptait le plus grand nombre de conseillers au monde. Avec un tel aréopage de cerveaux autour de lui, il n’aurait jamais dû perdre l’élection.
Ensuite, on a été surpris de ne pas avoir vu parmi ces conseillers les noms des « conseillers » les plus célèbres comme Mbola Rajaonah ou Claudine Razaimamonjy. à moins qu’ils étaient des conseillers occultes et les mieux écoutés par le Président.
En revanche, on a été estomaqué de découvrir parmi les conseillers du Président le nom d’un célèbre trafiquant de bois de rose, d’un Français, de certains politiciens, d’anciens ministres.
Puis le dégoût titille l’envie de vomir quand on constate que certains conseillers ont été nommés au mois d’octobre 2018 c’est-à-dire après la démission du Président. Si ce n’est de l’abus de pouvoir, ça y ressemble.
La nomination des chargés de mission est également abrogée. Ils sont moins nombreux que les conseillers mais on se demande quel est leur apport dans la gestion des affaires de l’état par le Président. On comprend pourquoi le budget de la Présidence est si important avec autant de collaborateurs dont l’utilité et la contribution restent à prouver.
à l’image du nombre réduit des départements ministériels du nouveau gouvernement, le nombre de conseillers et de chargés de mission du Président sera à coup sûr revu à la baisse. Et que leur nomination fera l’objet d’une communication officielle pour éviter les surprises désagréables à la fin du mandat et surtout les usurpations de titre de la part de plusieurs énergumènes qui se réclament conseillers du Président pour pouvoir arnaquer et salir son nom.
Outre les deux cyclones qui rôdent dans les parages, un troisième est passé à Iavoloha mais il est plutôt porteur d’un vent de fraîcheur et de soulagement. 24

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  • Tout le paradoxe incestueux d’un régime Rajaonarimampianina à vomir dès le départ . Le manque cruel de culture politique des dirigeants à ce jour fait que le discernement intelligent n’est pas dans leur ADN . La cadillac présidentielle qui coûte la peau des fesses s’apparente au bling bling à la Sarkozy .Ce dernier qui risque de ne pas échapper bientôt à la justice de son pays . On verra bien si toute la clique mafieuse pour ne citer que les Raobelina , Hugues Ratsiferana , James Andrianalisoa , Mathieu Rajaonarimampianina, Mbola Rajaonah etc connaîtront l’impunité répugnante d’un état de non-droit .