Opinions Texto de Ravel

Droit des peuples autochtones

Le 21 juin dernier a été la journée nationale des peuples Autochtones au Canada. Ce sont les peuples qui étaient sur ces terres depuis la nuit des temps, avant toutes les « grandes » découvertes ainsi que les colonisations des Européens. Pour le cas du Canada, ces peuples se définissent comme propriétaire des terres qu’ils n’ont jamais cédées. Pour faire rapide et simple, ils n’ont jamais plié ni accepté d’être sous la coupe des pays qui se sont succédé et qui sont venus les coloniser. Pour faire la comparaison, les Malagasy ont reconnu par exemple être les colonisés de la France, mais les peuples Autochtones du Canada revendi­quent jusqu’à présent être les propriétaires des terres qui n’ont jamais été concédées.
On les appelle les « membres des premières Nations » qui comprennent les Indiens inscrits et non-inscrits. Selon le recensement de 2016, plus de 1,67 million de personnes au Canada s’identifient comme Autochtones, soit 4,9 % de la population canadienne. Aujourd’hui, on compte 630 collectivités des premières Nations au Canada, qui représentent plus de 50 Nations et parlent plus de 50 langues autochtones.
La Constitution canadienne reconnaît ces trois groupes comme peuples autochtones. Bien qu’il y ait beaucoup de points communs entre ces groupes, on reconnaît et affirme que chacun d’entre eux a son patrimoine, sa langue, ses pratiques culturelles et ses croyances spirituelles. Le 21 juin, date du solstice d’été, est la journée pour célébrer la journée nationale des Autochtones. Pendant des générations, de nombreux groupes et collectivités autochtones ont célébré leur culture et leur patrimoine à cette date ou à cette période de l’année, étant donné la signification que revêt le solstice d’été : le jour le plus long de l’année.
Comme dans tout autre pays du monde, les peuples Autochtones du Canada ont des problèmes. Nous en parlerons de ce fait dans un autre texto. Mais pour l’heure, célébrons la bravoure de ces peuples qui sont d’une grande ténacité et d’une immense sagesse. Par exemple, au Québec, à chaque grand événement, les organisateurs, même en présence de Ministres lisent le paragraphe suivant : « nous reconnais­sons la nation Kanien’Kehà : Ka comme gardienne des terres et des eaux sur lesquelles nous nous réunis­sons ». Ce peuple fier et fort a, par exemple, ses propres écoles avec des méthodologies et matières qui lui sont propres et délivre ses propres diplômes. Ils ont réussi à avoir leurs propres passeports au nom de leur nation et non celui du Canada. Ils peuvent aller et venir dans le monde entier avec ces documents.
Tous les peuples autochtones du monde ont des problèmes pour survivre et faire survivre leur identité dans ce monde qui est de plus en plus uniformisé. Le système étatique en général et le système scolaire en particulier contribuent grandement à la perte de l’identité de ces premières nations. Louons ici la sagesse, la force de ces personnes qui militent pour garder leur identité. Louons aussi la beauté de la diversité humaine qui tend à s’éteindre de jour en jour.

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