Actualités Region

Justice – Le tribunal d’Ikongo rouvre ses portes

Ikongo ets une localité paisible, mais elle ne supporte pas l’injustice.

Lors d’un point de presse au ministère de la Justice à Faravohitra hier, la ministre Élise Alexandrine Rasolo a annoncé que les portes du tribunal de première instance d’Ikongo seront rouvertes à partir du 26 février. Le Tribunal sera composé de deux magistrats et de trois greffiers, qui sont tous des missionnaires venant de Fianarantsoa. Par la suite, le Conseil supérieur de la magistrature nommera les magistrats qui y seront en fonction de manière définitive.
Cependant, la Maison centrale d’Ikongo a déjà repris fonction depuis le 4 janvier, qui est également la date de l’arrivée du chef de l’établissement sur les lieux. La prison est gérée par seize agents pénitentiaires, qui ont actuellement la garde de vingt cinq détenus. Les autres font tous encore l’objet d’un avis de recherche.
Depuis l’émeute du mois de décembre, le tribunal a dû fermer ses portes. Et pour cause, magistrats, greffiers, agents pénitentiaires et même de simples employés du tribunal ont fui les lieux pour trouver refuge dans des endroits qu’ils ont jugé plus sûrs après avoir subi les menaces des émeutiers. Ces derniers ont notamment revendiqué la tête de dix condamnés placés en détention préventive pour meurtre. Les assaillants ont, dans la foulée, voulu la tête du procureur de la République et du gardien-chef, accusé d’avoir signé des actes écrits, plaçant sous mandat de dépôt les prévenus, en les épargnant ainsi d’une menace de vindicte populaire qui a plané sur le chef-lieu de district.
Cette émeute a provoqué une onde de choc dans le monde judiciaire. La sécurité des magistrats du tribunal de première instance d’Ikongo a été remise en cause. Et compte tenu de la situation, le procureur de la République, son substitut ainsi que le président du tribunal ont été placés sous haute sécurité.

Loïc Raveloson