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Mahamasina Est – Une maison s’écroule et sème la panique

Suite à l’écroulement de cette maison, huit familles ont évacué les lieux.

Une vieille maison de brique sise à Mahamasina Est a cédé aux poids des années et des intempéries. Huit familles ont du évacuer les lieux.

Panique à Mahamasina Est, hier matin. « Sur les coups de dix heures, nous avons entendu un grand bruit, senti la terre trembler, et vu un gros nuage de poussière. Nous avons cru qu’un autre rocher s’était détaché », raconte cette collégienne encore un peu traumatisée par ce qu’elle vient de vivre. Son école a été évacuée dans l’immédiat. Tout un pan de mur d’une vieille maison traditionnelle dans un état de délabrement avancé, à un pâté de maisons au-dessus de l’école, venait en effet de s’écrouler. Aucune vie humaine, aucun blessé n’est à déplorer. La partie nord-est de la maison n’est plus que poussière. Elle a entraîné dans sa chute les meubles et les ustensiles de cuisine.
« Ma tension est à 21. Je ne suis pas bien du tout. Je sors à peine d’un traitement. » C’est la propriétaire, complètement désemparée, qui parle. « Savez-vous comment je peux obtenir de l’aide de l’État ? » Elle n’a plus de toit. Les huit pompiers venus sécuriser les lieux dans l’après-midi, ont enlevé ce qui restait et qui menaçait de s’écrouler. Elle habitait le premier étage avec son fils. Ses locataires, quatre familles qui ont habité le rez-de-chaussée, sont partis et ont récupéré ce qui restait de leurs affaires.
Madame Hanta, la voisine qui loue l’étage de l’aile Est du bâtiment resté debout, n’est pas rassurée. « Depuis la chute du rocher sur Ambanin’ Ampahamarinana, je n’ai plus dormi. » Hier matin, au moment du drame, elle a « entendu le bruit des fissures et vu les murs craqueler. » Le sergent Haja Razafindrakoto, un des pompiers intervenants, se veut prudent : « Maintenant tout dépend de la pluie », note-t-il. « Nous conseillons aux victimes de demander l’avis d’un maçon pour voir si la maison est encore réparable. »
Depuis le début de la saison des pluies, les pompiers estiment être intervenus au moins une vingtaine ou une trentaine de fois sur des maisons qui se sont écroulées ou ont menacé de le faire. Le sergent Haja Razafindrakoto constate : «Les fortes pluies qui durent toute une journée voire plusieurs, suivies des beaux jours, sont fatales. Les vieilles maisons de briques non entretenues sont les plus menacées. Les constructions nouvelles bâties sur des terrains aléatoires ne sont pas épargnées.» Madame Hanta, née dans ce quartier de Tsimialonjafy – secteur I, et y habitant depuis quinze ans, doit se résoudre à trouver, avec sa famille, un autre toit pour dormir. Tout comme ses voisins du rez-de chaussée.

Rondro Ramamonjisoa

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  • 8 familles dans une maison ? Cela représente combien de personnes ? N’est ce pas plutôt l’avidité du propriétaire de louer à un maximum de personnes au détriment de la capacité de résistance physique du batiment ?

    Ils ont déjà oublié le drame d’une maison dont le 2ème étage s’est écroulé sur le 1er et RDC, car bondé de personnes pour un mariage ?