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Energie – Les opérateurs peu confiants

L’accès limité à l’énergie handicape le développement, surtout des ménages ruraux. De plus, « le grand potentiel de Madagascar en énergies renouvelables reste jusqu’à présent sous-exploité », comme l’a souligné la Deutsche Gesellschaft fur Internationale Zusam­menarbeit (GIZ), récemment. Or, l’insécurité et l’instabilité politique à Madagascar ne rassurent pas vraiment les sociétés en énergies qui veulent investir dans la Grande Ile. Le responsable de Greentech n’a pas caché ses craintes face à ces problèmes récurrents, durant le séminaire germano-malgache sur les énergies renouvelables, qui s’est tenu à l’Hôtel Ibis, hier. En effet, ces opérateurs craignent pour leurs investissements, d’autant plus que les sommes en jeu sont énormes. Là dessus, Aimée Andria­nasolo, président exécutif de l’office de régulation de l’électricité (ORE) a tenu à rassurer ces derniers en rappelant que « c’est la loi qui sécurise tout investisseur. Pendant toute la durée de la concession, le promoteur est propriétaire de ses installations. Et même, si l’autorité concédante est amenée à raccourcir la durée, il y des clauses dans la loi qui lui permettent, en termes très clairs, d’être indemnisé compte tenu de ce qu’il a déjà engagé, qui est d’ailleurs marqué dans le contrat de concession ». Mais le cadre législatif et réglementaire pour la promotion des énergies renouvelables a été aussi largement discuté hier, surtout concernant le renouvellement de toutes les concessions et auto­risa­tions expirées, y compris celles de la Jirama ou encore le renforcement du statut de l’ORE, dans sa transformation en un établissement public de régulation, capable d’imposer ses décisions en termes de tarification, qualité de services, concurrence et défense des intérêts des consom­mateurs. « Plusieurs reformes sont aussi nécessaires », estime Mamisoa Rakotoarimanana, secrétaire exécutif de l’Agence de développement de l’électrification rurale (ADER), à savoir la révision des plafonds d’autorisation de 150kW à 1500kW pour les productions d’éléctricité à partir de l’hydraulique, et de 500kW à 1000kW pour le thermique, tel qu’il est fixé dans la loi 98-032 régissant le sous secteur électricité, afin de faciliter le processus de mise en place de nouvelles installations de production électrique. Rado Andriamampandry Aussi pour les intéressés,Aimée Andrianasolo de l’ORE, a tenu à leur expliquer que « s’ils comptent produire en dessous de 500kW, aujourd’hui, pour le thermique, de 150 Kw pour l’hydroélectrique, ils seront en autorisation, qui est donnée par arrêté du Ministre. Par contre si ils prévoient de produire au-dessus de ce seuil, ils sont en régime de concession, qui est octroyé en conseil de ministres. »

Rado Andriamampandry