Océan indien

Maurice – Deux nouvelles unités de dialyse bientôt

De nouveaux appareils de dialyse seront installés prochainement dans deux hôpitaux mauriciens. Il s’agit de répondre au besoin dû au nombre croissant de patients.

Mille trois cent cinquane. C’est le nombre de patients qui suivent les traitements de dialyse. Ils doivent subir trois sessions de quatre heures par semaine. Vu le nombre grandissant de malades, l’État mauricien a décidé d’ouvrir, dans quelques mois, deux nouvelles unité de dialyse, l’une à l’hôpital Dr A. G. Jeetoo et l’autre à Montagne-Longue. L’objectif principal est de réduire les heures de traitement qui s’éternisent jusqu’à fort tard en semaine et de diminuer les aides auprès des cliniques.

La nouvelle unité de dialyse de l’hôpital Dr A. G. Jeetoo comprendra vingt six nouveaux appareils et pourra accommoder cent cinquante patients. Tout est fin prêt, selon un officier proche du dossier au ministère de la Santé. «Tous les équipements ou presque sont déjà là. Il ne reste que la machine qui traitera l’eau. Nous pensons que d’ici à deux mois, nous la recevrons», confie-t-il.

Quant à l’autre unité qui sera mise sur pied à Montagne-Longue, il faudra patienter entre cinq et six mois, selon l’officier. «C’est une ancienne salle de l’hôpital qui a été réaménagée. Il reste encore quelques rénovations à faire. Entre-temps, nous allons passer la commande pour obtenir les nouvelles machines.»

Collaboration
Notre interlocuteur fait ressortir que les sessions de dialyse finissent tard à cause du nombre de patients. «Nous espérons résoudre ce problème avec ces nouvelles unités.»
Il est aussi question de diminuer les coûts auprès des cliniques (voir encadré). D’ailleurs, l’officier du ministère de la Santé n’écarte pas le fait que le gouvernement pourrait cesser la collaboration auprès de certaines cliniques.
Il existe six centres de dialyse pour le service public. Nommément, les hôpitaux SSRN, Dr A. G. Jeetoo, Victoria, Jawaharlal Nehru ainsi que ceux de Flacq et de Souillac. De plus, l’État travaille de concert avec sept centres privés : AURAM à Pamplemousses, City Clinic à Port-Louis, Nephron Dialysis à Quatre-Bornes, National Dialysis à Phoenix, Chisty Shifa à Port-Louis, Wellkin et récemment la Clinique du Nord, à Baie-du-Tombeau. L’État s’est tourné vers les cliniques, ne pouvant suivre autant de patients au fil des années.
«Nous comptions neuf cent atients en 2012 pour nous retrouver avec mille trois cent cinquante en 2018. Et nous ne sommes qu’en août. Avec l’appui des cliniques, ce sont 75 appareils en plus qui tournent pour ces patients.»

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