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Conjoncture – La SADC appelle à un environnement de paix

La situation à Madagascar a été discutée au niveau de la communauté régionale de l’Afrique australe. Les résolutions appellent à toutes les parties prenantes à une certaine retenue.

Appréhen­sion. Les tensions pré-électorales à Madagascar se font sentir dans d’autres cieux. La communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) n’a pas caché son inquiétude sur l’éventualité d’une crise postélectorale.
Dans le cadre du 38e sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement à Windhoek, Namibie, la SADC a diffusé les résolutions. Madagascar a été représenté par le ministre des Affaires étrangères, Eloi Maxime Dovo. Dans l’ordre du jour, la situation à Madagascar a été discutée.
Ainsi, avec un langage diplomatique, la SADC « a exhorté toutes les parties prenantes politiques à faire en sorte que les prochaines élections se déroulent dans un environnement pacifique ».

Avec l’anarchie instaurée par le vide juridique régissant la précampagne, la tension politique est palpable. . Chaque candidat, en fonction des moyens dont il dispose et abat toutes leurs cartes pour gagner du terrain par rapport à ses concurrents. Dans cette optique, l’absence de plafonnement des fonds de campagne autorise des candidats à mobiliser des sommes insolentes.

Crise post-électorale
Au vu des moyens mobilisés, il sera difficile pour les candidats perdants d’accepter les résultats des élections. Certains crient déjà victoire et craignent une crise postélectorale s’ils perdent.
Par ailleurs, dans un climat généralisé de méfiance, tout ce qui concerne les élections est sujet à polémique. L’intégrité de la Haute cour constitutionnelle, l’indépendance de la Commission électorale nationale indépendante, les lois organiques relatives aux élections, l’origine des fonds utilisés, la neutralité de l’administration et tant d’autres.
Ayant mis en place un bureau de représentation à Madagascar, la SADC suit de près l’évolution de la conjoncture dans la Grande île. Ainsi, la communauté régionale s’inquiète des signes précurseurs de la crise.
Dans les réseaux sociaux, une guerre de communication à plusieurs fronts est observée. Les débats sont passionnés, fanatiques et extrémistes. Depuis plusieurs mois, les attaques verbales agrémentées d’insultes et d’invectives remplissent les pages relatives à la politique. Cette situation est également aperçue dans les «Une » des journaux.
La mission première du gouvernement Christian Ntsay est d’organiser une élection libre et transparente dont les résultats sont acceptés par tous. Une série de mesures a été prise notamment le rappel à l’ordre des représentants de l’État dans les préfectures et des districts. Dans ce sens, le Premier ministre a également deman­dé l’avis à la HCC sur l’interprétation de l’article 39 de la Constitution.
Ainsi, les membres du gouvernement ne peuvent pas participer aux campagnes électorales. Il en est de même des membres de l’Exécutif, non élus, des collectivités territoriales décentralisées.
À l’exception de celle de 1997, Madagascar n’a jamais connu d’alternance démocratique. Chaque scrutin aboutit à une longue crise post électorale. Afin d’éviter cela, des séries de consultations et d’ateliers, avec l’appui des partenaires internationaux ont été organisées depuis trois ans.
Il en est de même de l’élaboration des lois électorales. Toutefois, les événements du 21 avril ont tout chamboulé. La médiation de la SADC, de l’Union africaine, les Nations unies ainsi que l’Union européenne a abouti à une calme relative après la mise en place du gouvernement de consensus. Toute­fois, la tension est palpable d’autant que le trio d’enfer Hery Rajaonarimam­pianina, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina a officiellement déposé sa candidature.

5 commentaires

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  • Na dia miantso ny isian’ny filamina aza ny SADC dia mbola sarotra kely ihany izay satria misy amin’ireo antoko politika eto amin-tsika mihintsy no efa natokana tsy ho tia filaminana. Anisan’izany ny TGV, ny MAPAR, ny TIM…

  • Ny SADC dia niatso ny rehetra mba hilamina amin’ny fifidianana , ka nefa raha izao no miseho dia sarotra ihany ny hisin’ny filaminana satria efa hita soritra izao fa misy ireo kandida tsy manaraka lalàna dia izay no mety tsy hisin’ny filaminana ka mila andrasaina fanampahan-kevitra ny momba izany.

  • Tokony hijanona @ maha mpanara-maso azy ihany ny SADC fa tsy mijabako loatra intsony @ raharaha ifotony toy izay nataony t@ 2002, nefa tsy nitondra vahaolana ho an’ny filaminana akory.

  • Ilaina tokoa ny fitoniana ao anatin’ny vanim-potoana aloha mandritra ary ao aorianan’y fifidianana, Ny tiako ho lazaina dia efa mikarakara fifidianna mangarahara ny CENI ka izay valiny eo dia tokony ho raisina amin’ny fitoniana daholo.

  • antoky ny fifidianana mangarahara ny filaminana ka rariny raha miantso izany daholo ny vondrona rehetra mandritra sy ahorian’ny fifidianana. Tsisy zavatra vita ao anaty korontana

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