Opinions Texto de Ravel

Mettez-vous à notre place !

Voici ce qu’a dit un penseur Sénégalais qui répond au nom de Fadel BARRO « il n’y a pas de destin forclos, il n’y a que des responsabilités délaissées ». À Madagascar, LE pays en paix le plus pauvre du monde, la situation, pourrait se résumer en deux mots : catas­tro­phe et vide. On ne va vous dépeindre ni la catastrophe ni le vide car finalement, peu importe le PIB ou le rang donné par telle ou telle organisation au développement de nos pays, quand on parle d’autisme, nous vivons tous les même galères.
Le 02 avril 2018, pour la toute première fois de l’histoire, les bénévoles de Autisme Madagascar relèvent le défi de célébrer cette Journée Mondiale de Sensibilisation à l’Autisme dans une ville côtière où personne n’a encore organisé un évènement sur l’autisme alors que les appels au secours des familles se multiplient. Pour la toute première fois, nous avons décidé de faire des évènements dans 5 villes tout le long du mois d’Avril. Alors, dans ce vide, nous avons enseigné à nos bénévoles une chose : il y a quelque chose de magnifique dans ce combat que nous menons : ce vide ! Car comme il n’y a rien, nous avons le devoir, le pouvoir de changer l’histoire, de jeter dans ce vide les bonnes bases pour que l’autisme ne soit pas mal vu, mal perçu, mal pris en charge comme tant d’autres différences, handicap.
Avec ses bénévoles, l’association a pu, grâce à l’autisme, véhiculer d’autres « philosophies » afin que les responsabilités ne soient plus si délaissées. D’une part, chacun à son niveau, avec les moyens, le temps, les compétences qu’il a, peut changer des lignes en travaillant bénévolement. Nous tous, ensemble, nous pouvons changer l’histoire et nous sommes en train de le faire. D’autre part, l’argent sert à acheter des services, les services sont données par des gens ; si nous n’avons pas d’argent, mais si nous avons des gens engagés dans notre combat, nous n’avons pas forcément besoin d’argent pour agir et bien agir. C’est ainsi que nous travaillons avec un réseau de bénévoles dont les compétences sont mises à contribution (des paoistes, des traducteurs professionnels, des vidéastes, des étudiants, des grands parents, des pasteurs, des médecins et tant d’autres). Enfin, si nous avons l’argent, nous ferons nos actions, si nous n’en avons pas, nous les ferons quand même. Les moyens viendront après que nous ayons démontré de quoi nous sommes capables sans rien !
C’est pour tout cela que hier soir a été fait une grand évènement pour sensibliser, car nous comme vous, finalement, nous ne sommes qu’un, juste un mot qui dit tout sans considération de nos origines, nos pays, nos moyens, nos langues. Juste un mot qui fait de nous des gens universels, des gens de courage, des gens prêts à changer l’histoire et le futur. Ce mot est : autisme.
De ce combat universel, Madagascar n’est point exclu. « Il n’y a pas de destins forclos, il n’y a que des responsabilités délaissées ».

Par Mbolatiana Raveloarimisa

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