Culture

Musique classique – Léo Marillier envoûte les mélomanes au violon

Une vraie leçon d’histoire, le temps d’un périple musical des plus enivrants, le tout aux rythmes de cet instrument intemporel et mythique qu’est le violon. Le concert de musique classique que le violoniste français Léo Marillier a présenté dans la soirée du vendredi, conquiert par le charisme et le talent de l’artiste lui-même. Initiée par l’association Madagascar Mozarteum qui fut sublimée de diverses rencontres et d’échanges avec les musiciens nationaux, cette représentation clôt son passage dans la Grande île. C’est un concert mélodieux, dynamique illustrant avec ferveur la passion de Léo Marillier qui s’est ainsi découvert aux yeux des mélomanes présents à l’Institut français de Madagascar (IFM) à Analakely. Dans la vingtaine bien trempée, c’est un violoniste émérite qui fait ainsi honneur aux férus de musique classique de tous horizons, venus apprécier son talent. Accompagné de la charmante Mirana Randria au piano, il revisite les grands classiques du genre à travers une prestation sublimée de belles anecdotes.
« Ce fut un privilège pour moi d’avoir joué ici, tout en ayant eu également l’occasion de partager et d’apprécier le talent de nombreux musiciens nationaux. Ce passage à Madagascar fut très enrichissant pour moi et j’en suis ravi», confie Léo Marillier. D’une manière anecdotique, il expose son répertoire de la soirée, comprenant, entres autres, du Lili Boulanger, de l’Eugène Ysaye, du Claude Debussy, Du Kurt Weill, ainsi que du Camille Saint Saëns. Sur la scène de l’IFM Analakely, il gratifie alors le public d’un petit cours d’histoire autour de ces grands compositeurs pour mieux l’immerger dans leur univers respectif.
Tout en finesse mais aussi avec une certaine fougue et un humour bien dosé, Léo Marillier retranscrit sur scène des compositions et des sonates mythiques. Faisant preuve d’une grande technicité, il séduit en interprétant des notes à la fois mélancoliques et poétiques au violon. Avec Mirana Randria à ses côtés, il s’est aussi plu à esquisser quelques compositions malgaches, notamment des morceaux de « Kalon’ny fahiny ». De quoi émouvoir et séduire les mélomanes, Léo Marillier a envoûté par ses mélodies.