Economie

Débat – L’entrepreneuriat durable séduit la jeune génération

Démarche réelle ou simple effet de mode, le concept d’entrepreneuriat durable divise les opinions. Dans une tentative pour éclaircir cette situation, la première nuit de l’entrepreneuriat durable à Madagascar a été organisée avant-hier à l’Institut français de Madagascar à Analakely. Organisé en collaboration avec l’association Terres en Mêlées, l’évènement ambitionne ainsi de donner une dimension concrète à un concept encore assez flou pour la plupart des chefs d’entreprise.
« Beaucoup de patrons pensent que le rôle de leurs sociétés dans la responsabilité sociétale s’arrête à l’attribution d’un budget précis pour la Responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE). D’un autre côté, bon nombre de bénéficiaires comparent la responsabilité sociale à une politique de la main tendue. Une façon de voir les choses que nous avons tentée de changer à travers l’intervention des jeunes femmes chefs d’entreprise », explique Pierre Gony, fondateur de Terres en Mêlées.

Cette première édition de la nuit de l’entrepreneuriat durable a vu l’intervention de jeunes femmes avec des parcours entrepreneuriaux atypiques, à l’instar de celui de Matina Razafimahefa, fondatrice de Sayna, une startup qui a pour ambition de former de jeunes défavorisées au métier de développeur, ou encore de Marie Christina Kolo, fondatrice de Green N’Kool qui est une entreprise sociale dédiée à l’éducation environnementale, au recyclage et à une alimentation saine. Ces femmes entrepreneures apportent des solutions à la Grande île par le biais de l’éducation par le sport, de l’environnement ou encore la formation et l’insertion professionnelle. Ainsi, les intervenantes ont abordé l’intégration de l’aspect RSE dans la politique des petites sociétés, dans la mesure où certaines grandes enseignes y consacrent déjà une partie de leurs budgets.

Par ailleurs, le programme ELAmad a aussi été abordé lors des échanges entre les participantes. Ce programme propose une nouvelle voie pour la RSE à Madagascar, à travers des actions simples et concrètes, des solutions intégrées à l’entreprise, des résultats visibles et rapides qui ont un impact mesurable sur la population, sur l’environnement, sur la qualité de vie au travail et sur le développement de l’entreprise.