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Visa éléctronique – Le fisc rassure sur la sécurisation des recettes

Le droit de visa collecté est versé automatiquement au fisc par la société Amétis . Le fisc peut accéder à tous les flux d’informations de la plateforme d’e-visa.

Les recettes restent intactes. C’est ce qui résume les explications obtenues auprès du ministère des Finances et du budget à propos de la mise en place du visa électronique. D’après notre source, la sécurisation des recettes de l’État est assurée par la mise aux normes des dossiers et du contenu du cahier des charges. Les recettes obtenues du droit de visa sont versées automatiquement et intégralement au compte de l’administration fiscale auprès de la Banky foiben’i Madagasi-kara. Le fisc lève ainsi le doute.
«Le fisc peut faire des contrôles à tout moment. Le droit de visa que l’État prélève est de 80000 ariary. Tous les jours, la société Amétis reverse cette somme intégralement au compte de la Direction générale des impôts auprès de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), par virement automatique. Les recettes de l’État sont donc intactes. Le ministère des Finances et du Budget a également imposé un objectif de performance à Amétis afin de préserver le niveau de recettes», tente de rassurer notre source.
Outre cela, les agents du fisc peuvent accéder aussi à la plateforme de gestion de vignettes, des informations sur les transactions et sur les redevables, des montants versés dans les aéroports ou ports d’entrée.

Remous
Ce qui permettra aux autorités fiscales de contrôler et de sécuriser les recettes de l’État et les recettes obtenues. A noter qu’outre les 80000 ariary de l’État, la société Amétis prélève également 7 euros hors taxe de frais de prestation, pour chaque demande de visa.
La mise en place du visa électronique a créé des remous auprès de certaines opinions. L’attribution du marché sur la prestation et la collecte du droit de visa à la société Amétis était pointée du doigt. Certaines mauvaises langues sont soupçonnées de quelque chose de louche. «Le ministère de la sécurité publique a lancé un appel à manifestation d’intérêt le 31 octobre 2016 dans un journal de la capitale. La démarche aboutit à une signature de convention entre le ministère et la société Amétis», a précisé le commissaire Rostand Rabialahy, directeur de cabinet du ministère de la sécurité publique.
La mise en place du visa électronique est un engagement que Madagascar a pris envers l’organisation mondiale du tourisme. Concocté depuis 2015, ce système a été lancé au début de cette année 2018.
Le visa électronique, comme le font d’autres pays du monde entier, permet aux touristes de faire la demande et payer les frais d’obtention de visa, en ligne sans se déplacer et d’éviter la longue file d’attente à l’aéroport de débarquement.

Lova Rafidiarisoa