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Après-cyclone – Toamasina se relève difficilement

Dix jours après le passage du cyclone Ava, la ville n’est pas encore rétablie. Les débris de bois et racines d’arbres, outre les amoncelles d’ordures, s’entassent encore ici et là. Alors que des partenaires de la ville et de la région Est se sont donné la main pour aider à l’assainissement de la ville. «La capacité de la commune urbaine de Toamasina se trouve limitée. Aussi, la région Est et la préfecture de Toamasina avec des sociétés privées comme Galana, Ambatovy ou la SPAT et autres se sont-elles prêtées mains fortes», précise alors le chef de la région Est, Michel Talata. Dix sept camions bennes et six tractopelles ont essayé de nettoyer la ville après le passage du cyclone mais il semble que les ordures ne veulent pas partir. Carburants allant jusqu’à 3000l et restauration des équipes de nettoyage pour cinq jours ont été supportés par les partenaires économiques de la ville. «Nous nettoyons surtout la nuit, mais les ordures, notamment ménagères et encore fraîches reviennent quand même le matin car les habitants sortent leurs ordures dans les rues et non dans des emplacements destinés pour», se plaint le chef de la région de l’Est. Un habitant du quartier Canada raconte par contre que les bacs à ordures sont bondés, raison pour laquelle les habitants sont contraints de déposer leurs ordures au bord de la route «pour que les camions de la commune les enlèvent» dit-il. Les fils transporteurs de courant force et poteaux ne sont pas encore tous relevés, laissant la ville dans le noir depuis des jours. Le rétablissement du courant au marché noir coûte alors 60 000 ariary par foyer.

Mirana Ihariliva