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Ambatondrazaka – Les « andrimasompokonolona » gênent la circulation

Faire face aux malfaiteurs. Depuis quelque temps, les habitants de certains fokontany d’Ambatondrazaka s’organisent pour faire face aux actes de banditisme. Les brigands deviennent de plus en plus dangereux, notamment depuis l’arrivée des acheteurs de saphir, d’autant qu’ils restent de « mystérieux inconnus » dans les fokontany où ils s’installent.
Chaque nuit, l’on remarque des patrouilles effectuées par des groupes de sept à dix personnes, voire quinze, composées surtout de jeunes accompagnés de quelques ainés. Ils arpentent les rues et les ruelles, traversent les quartiers, munis d’armes blanches et de sifflets qui sonnent au rythme des lampes de poche.
À la moindre hésitation pour répondre à leurs questions, quelquefois choquantes, ils ligotent les « noctambules » qu’ils trouvent sur leur passage et ne les libèrent pas avant 4 heures du matin, sans quelques billets de banque. Car ils ne prennent pas en considération les divers papiers qu’on leur présente, carte d’identité nationale ou ordonnances médicales, celles-ci prouvant pourtant l’urgence de trouver une pharmacie de garde pour acheter des médicaments.
Cela pose aussi un gros problème aux marchands et aux voyageurs de taxis-brousse qui arrivent de nuit. La même difficulté se pose aux jeunes qui font leur footing du matin pour préparer l’épreuve d’éducation physique et sportive des examens officiels.
Certains s’interrogent sur la légalité et surtout sur la maîtrise de cette pratique. Toutefois, le nombre des actes de banditisme et de cambriolages a beaucoup diminué dans plusieurs fokontany depuis que les habitants se sont investis dans la défense de leurs quartiers.

Hery Fils Andrianandraina