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RN4 – Une portion ensablée à Ankarafantsika

La circulation sur l’axe de l’Ouest est de nouveau dérangée. Tous les véhicules, des gros camions aux petites berlines ont du mal à passer le village d’Andranofasika.

Les usagers de la portion de la route nationale 4 entre Mahajanga et Ankarafantsika, environ 115 km, rencontrent des difficultés depuis le début de la saison des pluies, surtout ces deniers temps.
Le problème se situe à l’entrée d’un village à Andranofasika, où les véhicules s’enlisent, perturbant totalement la circulation. Il se trouve après le radier réhabilité qui était aussi le cauchemar des conducteurs il y a cinq ans.
Du sable de 50 cm de haut submerge l’asphalte sur une distance de plus de 70 m, depuis plusieurs années. En période de pluies, la chaussée se transforme en sable mouvant d’après les usagers.
Les petites berlines ont du mal à y passer. Même les gros camions y sont immobilisés. Durant le week-end qui a vu passer le cyclone « AVA », des voitures y ont été bloquées.
«Nous avons dû payer aux villageois riverains 10 000 ariary pour pouvoir passer car la chaussée était embourbée », déplore lundi, un chauffeur de taxi-brousse reliant la capitale à Mahajanga. Un autre est resté cloué pendant toute une nuit alors qu’il devait rejoindre Maevata­nàna la veille.
Les responsables du ministère des Travaux publics ont répandu, sur cette portion dégradée de la RN4, des gravillons, mais les villageois ont tout ramassé selon des témoins.

Grandes crevasses
En fait, la seule solution est d’élever un mur de soutènement comme dans la commune d’Ambalabongo à Tsaramandroso 5/5 sur la RN4. Si les responsables des Travaux publics ne réagissent pas rapidement, ce tronçon finirait comme celui qui se trouve tout près où de grandes crevasses-
un mètre de profondeur sur 50m de largeur- se formeraient. Ou encore, la même dégradation qu’à Ambala­bongo se reproduirait.
Ces deux tranches de la nationale 4, Ambalabongo et Ankarafantsika, ont longtemps perturbé la circulation sur cet axe très fréquenté de la Grande île.
Et voilà que dans ce « nouveau village », on subit le même scénario. La situation est devenue une source d’argent pour les riverains. Ils sont plus d’une vingtaine de personnes à attendre toute la journée et toute la nuit que des pannes se produisent pour intervenir. Le malheur des uns fait le bonheur des autres.

Vero Andrianarisoa