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Art plastique – Richard Korblah sculpte les récits de ses voyages

Toute une épopée dans les méandres de la société africaine, à travers sa culture, ses traditions et son folklore. C’est à cette découverte que Richard Korblah dit le « Dinosaure » convie le public.

Les deux imposantes sculptures de « Combat de coqs » réalisées exclusivement pour l’exposition « Empreintes digitales » à l'Is'Art Galerie Ampasanimalo.
Les deux imposantes sculptures de « Combat de coqs » réalisées exclusivement pour l’exposition « Empreintes digitales » à l’Is’Art Galerie Ampasanimalo.

Une illustre personnalité de l’art plastique du continent africain s’expose actuellement dans nos murs. Un ouvrier de l’art, un sculpteur et un humaniste des plus aguerris, Richard Korblah sculpte l’histoire, le vécu et la réalité qu’il perçoit à travers les voyages qu’il entreprend de part et d’autre du globe, en agrémentant le tout de pigments variés. S’inspirant des traditions de son pays natal, le Bénin, Richard Korblah se laisse ainsi aisément influencer par ses rencontres dans divers pays qu’il visite. Son séjour actuel à Madagascar ne fait donc nullement exception à cela. Du « Combat de Coqs » à la « Circoncision », ce sont autant d’us et coutumes que des hommages aux diverses traditions que l’artiste retranscrit dans ses œuvres. Plus généralement, de nombreux symboles ornent les sculptures de Richard Korblah, invitant constamment les visiteurs à réfléchir sur des thématiques sociales, culturelles et voire politiques. Dans le cadre de son passage dans la Grande île, il se revèle aisément à travers son exposition sobrement intitulée « Empreintes digitales » à l’Is’Art Galerie Ampasanimalo,  jusqu’au 8 janvier 2017.

Suivant généralement la technique du « papier mâché », les créations de Richard Korblah enchantent toujours par leurs aspects fantaisistes et transcendants.
Suivant généralement la technique du « papier mâché », les créations de Richard Korblah enchantent toujours par leurs aspects fantaisistes et transcendants.

Un voyageur

Des origines métissées, Richard Korblah dessine et peint depuis son plus jeune âge. Formé dans un premier temps aux techniques des arts décoratifs, de la calligraphie et de la sérigraphie, il est essentiellement autodidacte. Assez rapidement, il se tourne vers la sculpture, qui lui permet de donner relief et mouvement à ses œuvres. Il expose au Bénin, ainsi qu’à Miami, La Ciotat, Paris, notamment à la galerie Vallois, au Grand Palais lors de « Art Paris Art Fair », au Carreau du Temple lors de la première édition de la foire d’Art contemporain et de design d’Afrique et à la Biennale de La Havane au « Museo Orgánico Romerillo ». Un artiste des plus émérites donc, honorant le public féru d’art contemporain et d’art plastique en général de la Grande île, dans le cadre de son passage à l’Is’Art Galerie Ampasanimalo. Dix œuvres inédites y sont à découvrir. Robert Korblah a comme particularité de réaliser à chacun de ses passages dans un pays, des créations exclusives en rapport à la culture locale.

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Un engagé

Autodidacte, il travaille successivement la sérigraphie, la calligraphie, et les arts décoratifs.
Rapidement, Richard Korblah, RAK de son nom d’artiste, ou encore surnommé « le Dinosaure », s’essaye à la peinture et à la sculpture. Son dinosaure, réalisé en 2000 et qui lui vaut son surnom, connaît un franc succès lors de l’édition des Rencontres Boulev’art de la même année. Son travail actuel est tourné vers le peuple Peul, marginalisé au Bénin comme dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest. Par une série de toiles, l’artiste a tout d’abord dépeint des « visages peuls », puis il s’est intéressé plus particulièrement à une de leur coutume. Une cérémonie à la fois ludique et initiatique dénommée « Goodja » en langue Foulani, ce terme signifiant flagellation, correspond au rite de passage des jeunes hommes parmi les adultes. « La flagellation illustre la transcendance de la douleur physique dans la quête d’un idéal. Ainsi, mes sculptures expriment majoritairement la souffrance et la joie, ainsi que la force et la brutalité de ces cérémonies », affirme Richard Korblah.

Photo 4 et Photo 5 : Des sculptures en guise de portraits féminins que le sculpteur a réalisés pour rendre hommage aux peuples du continent africain qui les ont inspirés.
Des sculptures en guise de portraits féminins que le sculpteur a réalisés pour rendre hommage aux peuples du continent africain qui les ont inspirés.

Andry Patrick Rakotondrazaka – Photos fournies – Is’Art Galerie

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