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Pauvreté – Une association indépendante à La Réunion Kely

Les habitants de La Réunion Kely se regroupent en association. Ils aspirent à améliorer leur condition sociale.

Nous ne voudrions pas que des hommes politiques s’infiltrent dans cette association. Et que nous devenions des tremplins pour la montée au pouvoir. Nous n’inciterons pas les gens à manifester dans les rues», affirme Radoniaina Ranjalahy dit « Karàna », président de l’association des habitants défavorisés et chef à La Réunion Kely. Les habitants de La Réunion Kely ont créé une association qui a été présentée, samedi. À travers cette association, les habitants défavorisés pensent augmenter leur niveau de vie en s’occupant de leur condition sociale. « Nous acceptons toutes les personnes qui veulent collaborer avec nous sauf les hommes politiques. L’État nous a tourné le dos, il vaut mieux que nous nous occupions de notre vie sociale », insiste le président de l’association. L’extrême pau-vreté, telle est l’image reflétée par La Réunion Kely. Seulement 40% sur mille quatre cents personnes vivant actuellement dans ce lieu, possèdent une carte d’identité nationale. Plusieurs enfants ne disposent pas d’acte de naissance. L’objectif de l’association consiste à voir de plus près les habitats.

Situation sanitaire
« Nous nous préoccupons de nos habitats. Nous ne sommes pas contre les dispositions de l’État sur le fait de nous déplacer à Andranofeno ou dans n’importe quel endroit mais il y a des personnes qui n’ont jamais manié des pelles pour cultiver la terre alors ceux-là ont décidé de revenir à La Réunion Kely. Nous pensons qu’il faut améliorer l’état des habitats, là où nous sommes actuellement. Que cet endroit en soit plus un dépôt d’ordures », explique t-il. Le ministère de la population, de la protection sociale de la promotion de la femme cherchent des stratégies pour trouver des solutions à mettre en œuvre
D’après Radoniaina Ranjalahy, la situation sanitaire se dégrade. Aucun centre de santé de base ne collabore avec eux. D’ailleurs les gens se sentent complexés car ils n’ont pas d’argent pour une consultation médicale.
Si une personne tombe gravement malade, la communauté de La Réunion Kely procède à une cotisation pour la renvoyer à sa famille. Si une personne décède, on l’enterre à Andralanitra. S’il n’y a pas de lieu où enterrer les morts, ils les envoient au Bureau municipal d’hygièe (BMH) Isotry.

Mamisoa Antonia

2 commentaires

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  • Je suis sans-abri à Paris, c’est aussi l’enfer ! A Paris, nul place où dormir , c’est le chahut en été et le frigo en hiver ( 8 mois de l’années), l’humlidité, les agressions. Le record de sommeil , c’est 6 heures mais en général, il faut tenir avec 5 heures. Je me suis blessé sur la plante des pieds l’autre nuit en marchant sur un morceau de fer, infection, immobilité pour 8 jours, mais moi j’ai eu de la chance, j’ai pu trouver un abri provisoire. Où que vous soyez, la misère, c’est l’humilation permanente, la solitude absolue d’un bout à l’autre de l’année, J’envie presque mes collégues de Mada, eux sont au soleil, ils ne sont pas nagués par tous ces cinglés de la société de consommation qui jettent l’argent par la fenêtre et qui finiront peut être également dans la rue. La maladie mortelle, c’est l’argent – bien à vous

  • La poisse…(suite) S’il y a un lien qui unit le sans-abri miséreux de Tana, la Makorelinas* de Diego, le pousse de Tulear ou le RMIste de Paris, c’est celui de la consanguinité de la Misère. L’Internationale de la dèche, de la mort précoce, de la solitude et de la faim constitue la plus grande nation de la Planète avec des ramifications partout, dans les grandes villes Européennes, les favelas de Rio, les bidonvilles.
    Ces hommes et ces femmes en cale séche sous le cagnard de Madagascar, que le destin a proscrit de l’humanité saine , sont purifiés par la mort présente à leur côté. Ils emploie un langage ordurier et vivent des amours vénals mais s’accrochent coute coute à leurs vies, souvent pénibles et dénuées d’espoir. J’ai débarqué un jour à Tulear , avec 420 euros en poche, vagabond tropical (Sac-o-dos comme disent les Malgaches) et je n’ai pas choisi Florence ou Venise . Chacun son truc. Moi, c’est dans la cosmogonie de Tulear que se trouvent mes potes, dans cette fange ensoleillée et poussièreuse des Tropiques que se trouve mon Eldorado.
    (à suivre sur mon Ebook) – signé MOFO LANY ,baroudeur à Mada, voir mes Videos