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Université d’Ankatso – Les étudiants affrontent les manifestants

L’explosif a été lancé juste devant les manifestants.

Les députés du « changement » ont frappé à la porte de l’université d’Ankatso, hier. L’affrontement entre les manifestants et les étudiants était inévitable.

Il ne manquait plus que les jeunes universitaires pour grossir le rang des manifestants, guidés par les députés du « changement ». Tôt le matin, hier, les députés sont venus inciter les jeunes de l’université d’Ankatso à rejoindre les manifestants sur la place de 13 mai comme ils ont fait auprès des ministères depuis deux semaines.
Lorsque les manifestants ont franchi l’enceinte de l’université, les étudiants sont sortis de leurs salles de classe. Les forces de l’ordre rôdaient dans les parages mais n’ont pas réagi sauf en cas de violence extrême. La plupart des étudiants se sont opposést à l’entrée de ces individus dans l’enceinte de l’université. Lorsque les étudiants se sont rassemblés sur l’Esplanade, ils ont commencé à crier mais surtout à jeter des pierres et de cocktail Molotov sur les voitures qui transportaient les manifestants. Les étudiants ne voulaient pas d’affrontement.
Le député Hanitra Razafimanatsoa a expliqué que leur venue fait suite à la demande des étudiants et des enseignants, qui voulaient se manifester à cause de l’insuffisance de la bourse ainsi que la présence de la corruption lors des concours d’entrée à cette université publique.

Un étudiant arrêté
Les étudiants ont évoqué des points de vue différents par rapport à cette situation. Certains ont revendiqué l’augmentation de la bourse universitaire à 100%. D’autres, par peur de passage à l’année blanche, ne voulaient pas que des individus perturbent l’enseignement à Ankatso.
Un des auteurs de l’explosion de cocktail Molotov est arrêté. L’enquête est ouverte. « Les deux étudiants qui ont fait exploser le cocktail Molotov ont été poursuivis. L’un a été arrêté lors de l’affrontement avec les manifestants. Il s’agit d’un étudiant de la faculté des sciences. Nous sommes en train de chercher l’autre coupable actuellement. Nous trouverons ce que nous devrions faire à ces étudiants », affirme Roger Randrianja, président adjoint de l’Université d’Antananarivo.
Le calme a continué à régner l’après-midi lorsque les manifestants sont partis. Certains étudiants sont restés étudier.

Mamisoa Antonia