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Développement rural – Mahavelona assurance voit du succès

L’accès aux soins pour les producteurs de vanille dans la région Sava figure parmi les priorités
de Symrise et ses partenaires avec la mutuelle de santé Mahavelona.

Plusieurs femmes viennent consulter les hôpitaux lors de leur grossesse dans la région de Sava. Tel est l’un des résultats concrets de la présence de mutuelle de santé Mahavelona dans cette région. Symrise, une société exportatrice de vanille et l’organisation non gouvernementale, Positive Planet International, initiateurs de ce projet, ont présenté le fruit de leur partenariat durant cinq ans, hier à la Chambre de commerce Antani­na­renina.
L’objectif de ce projet est d’offrir un accès aux soins aux paysans producteurs de vanille et leur famille.
« C’est un grand défi d’offrir la santé. Plusieurs d’entre eux sont dans la précarité chaque année. Ils ont besoin à ce que leur famille soit en bonne santé, or ils n’arrivent pas à assurer les frais. Avec leur mince revenu, certaines femmes se trouvent en complication lors de l’accouchement. D’autres personnes ont aussi besoin de chirurgie. Les structures de santé sont d’ailleurs éloignées », explique Agnès Hière, directrice de Positive Planet International.

Couverture universelle
Seize mille cinq cents paysans bénéficient de cette offre depuis cinq ans. « Les paysans sont intéressés par cette offre. Certains d’entre eux ont témoigné que sans cette mutuelle de santé, ils auraient dû vendre leur maison ou leurs biens pour se soigner. De plus, les paysans fréquentent les médecins lorsqu’ils ne se sentent pas bien. Souvent les personnes vivant dans les milieux ruraux se fient à la médecine traditionnelle. C’est lorsque la maladie s’aggrave qu’ils décident d’aller voir un médecin », explique Mimie Ravaroson, directrice de communication et partenariats de Symrise. C’est la société exportatrice de vanille qui assure la cotisation mensuelle de chaque paysan. Ces derniers n’ont pas de revenu fixe chaque mois et ne peuvent pas encore posséder d’assurances santé.
Les deux partenaires comptent rendre indépendante cette mutuelle de santé et sont en train de dessiner un schéma financier pour que la société Symrise ne finance plus les paysans. Trente prestataires travaillent actuellement avec Symrise et Positive Planet.
Le partenariat public-privé est très attendu pour l’acheminement vers la couverture de santé universelle (CSU). L’ONG Positive Planet International a souligné qu’il faut « réfléchir à se protéger et à appuyer le ministère de la Santé publique pour les années à venir ». Pour le moment, quatre endroits pilotes ont été choisis pour lancer la CSU dont Vatomandry, les régions Vakinankaratra et Amoron’i Mania et Andrano­feno Sud. Les bénéficiaires payeront une cotisation annuelle de 9 000 ariary. Selon Fanja Rasomam­pionona, chef de service de développement et du partenariat au sein du ministère de Santé publique, tous les travaux au sein de ce ministère sont convergés vers la CSU actuellement.

Mamisoa Antonia