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Androy – Le gari cherche preneur

L’Union des coopératives de producteurs de manioc de l’Androy est présente à la foire internationale de l’Agriculture. Elle y présente des possibilités de transformation du tubercule.

Nutritif. Les trois types de manioc qui existent dans la région Androy, à savoir, le magaro, le longo asara, le kapaipoty qui sont actuellement en surabondance, peuvent être transformés en farine, ou en gari, ou en pâte de manioc.
« Il est possible d’en obtenir de la farine qu’on peut utiliser pour les biscuits ou les gâteaux. Mais surtout, le gari en tant que pâte de manioc, peut servir de base nutritionnelle comme le riz habituel ou les céréales et être consommé avec des mets traditionnels comme le poisson, ou la viande, ou simplement du sucre », explique Jeanne Marcelline Rasoatsimahaleo.
Elle est membre de l’Union Mamiratra d’Antalatanosy, une commune située à une soixantaine de kilomètres d’Ambovombe, dans la région Androy. Elle ajoute que le manioc transformé peut être cuisiné comme une soupe très nourrissante. Il est possible d’obtenir vingt cinq kilos de farine à partir de cent kilos de tubercules de manioc. « La transformation en général passe par le broyage, le tamisage, le tranchage ou le séchage solaire». Le manioc en tant que tubercule se détériore au bout de trois mois, contrairement à celui déjà transformé qui peut tenir plus longtemps.

Marchés
« Nous participons à ce genre d’événement, justement, pour présenter les avantages du gari, de la farine de manioc ainsi que des apports nutritif qu’on peut en obtenir », indique François Iaridy, président de l’Union Mamiratra d’Andalatanosy. Celui-ci veut, à la fois, faire connaître les avantages nutritionnels du manioc transformé, tout en présentant sa manière de procéder à la transformation avec les types de manioc existant dans l’Androy.
Les quelque trois cents membres de l’union, femmes et hommes, se sont tournés vers la transformation du tubercule avec l’appui technique d’organismes publics et privés. Ils espèrent ainsi conclure des partenariats sérieux lors de la Foire internationale de l’agriculture, première édition. La recherche de marchés semble plutôt porter ses fruits au vu du nombre de gens intéressés par l’exposition des gâteaux et biscuits présentés dans de jolis emballages. Les madeleines à base de manioc présentées dans un sachet de cinq, coûtant 5 000 ariary se vendent comme des petits pains, rien qu’au premier jour de la foire.
Aux côtés des maniocs, de gros oignons de la taille d’une balle, provenant des régions Androy et Anosy, attirent aussi les yeux des visiteurs.

Mirana Ihariliva