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Antananarivo – Le problème du ramassage d’ordures perdure

Depuis quelques semaines, les bacs à ordures débordent. Le ramassage ne suit plus son rythme car les camions de ramassage sont insuffisants.

Le problème de l’entassement des ordures dans la capitale sera bientôt résolu. Le ministère de l’Eau, de l’énergie et des hydrocarbures prévoit de lancer un appel d’offres de prestation de service.
Le problème revient à la fin du contrat entre le ministère et l’entreprise des camions ramasseurs d’ordures. « Le contrat avec l’entreprise s’occupant des ramassages d’ordures est expiré. Nous avons demandé à ce que ces camions continuent à assurer le ramassage jusqu’au lancement de l’’appel d’offres qui a commencé ce jour, mais l’entreprise n’a pas dépêché ses camions. Nous avons donc trouvé une solution pour enlever les ordures jusqu’à ce que l’appel d’offres soit clos. Les quelques camions qui auront encore envie de ramasser, continueront à travailler. Des pelleteuses seront aussi utilisées pour ramasser les ordures », explique Lantoniaina Rasoloelison, ministre de l’Eau, de l’énergie et des hydrocarbures, lors de l’inauguration du nouveau bassin d’Amboasary Antsahavola.
Une cinquantaine de camions est nécessaire pour assurer le travail de ramassage. Un camion reçoit 15 000 ariary de prestation par tonne. Le Service autonome de maintenance de la ville d’Antananarivo (Samva) enregistre une dette de 9 milliards, durant deux ans car la prestation des camions revenaient à 500 ou 600 millions environ par mois. « Il est probable que les propriétaires des camions ne veuillent plus travailler car ils ne sont pas payés correctement. Or ce service public doit fonctionner continuellement car on ne peut laisser la population dans l’insalubrité sinon les maladies comme le choléra et la peste reprendront, alors nous cherchons les solutions en rapport avec ce problème», ajoute t-il.

Transparence et technologie
Des caméras de surveillance seront généralement mises en place pour suivre de près la gestion globale et financière des activités. «Du matériel moderne muni de caméra de surveillance et d’enregistrement seront accouplés avec l’ordinateur. Lorsque les camions arrivent, ils devront être pesés. Ils seront aussi flashés comme le font les radars à l’étranger. Les ordinateurs capteront les tonnes d’ordures ramassées par chaque camion, le numéro du véhicule ainsi que l’heure d’arrivée et l’argent pour payer le prestataire », souligne t-il.
Cette performance est utile au sein d’un service public, comme le Smava, car auparavant certains camions ne sont même pas pleins.

Mamisoa Antonia