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Béatification – Lucien Botovasoa fait bienheureux

Une vie exemplaire. Les discours sont unanimes sur le fait que la vie, mais aussi, la mort de Ramose Lucien Botovasoa sont un exemple à suivre pour l’ensemble de la Nation malgache. Ce martyr, tué le 17 avril 1947 à l’âge de 39 ans, à Vohipeno, a été fait bienheureux hier. Durant la messe de béatification, l’exemplarité de celui qui a, selon les récits de l’Église, a donné sa vie pour sa foi et pour la quête du bien commun a été souligné durant la prêche.
« Tout faire pour mieux glorifier Dieu », est la devise sur laquelle le bienheureux Botovasoa a fondé sa vie et sa foi, rapporte un message de la Conférence des évêques de Madagascar (CEM), en novembre. Dans ce bref récit d’une partie de la vie de ce natif de Vohipeno, l’Église catholique parle d’un père de famille à la foi inébran­lable. Une foi qu’il a vécu et partagé au quotidien avec ses contemporains, notamment dans sa profession d’enseignant. Une foi qu’il a transmise à sa femme et à ses enfants, qui l’a aidé à les rassurer face à la persécution.
L’Église rapporte également l’histoire d’un homme simple, honnête et intègre. « Sa capacité à manifester sa simplicité lui a valu l’estime de tous ceux qui l’entouraient. Très intelligent, après ses études il est revenu simplement enseigner à Vohipeno. Il n’avait qu’un seul objectif, faire développer sa ville dans tous les domaines. C’était un homme honnête. Il ne s’est attaché ni à l’argent ni à la richesse terrestre », affirme le message du CEM.
Face à la politique, le refus du mensonge et de la démagogie, selon les récits de l’Église, l’ont amené à refuser d’intégrer le MDRM et le PADESM. « Votre politique est une politique de mensonge, disait-il aux membres, et sûrement cela finira par un bain de sang », auraient été les paroles du bienheureux. Ce qui lui aurait valu la
persécution des autorités de l’époque. « Je sais que vous allez me tuer et je ne peux pas tourner le dos ; si c’est ma vie qui permet de sauver beaucoup de monde, n’hésitez pas à me tuer. Je demande une chose, ne touchez pas à mes frères », aurait-il demandé à ses bourreaux.
Durant la messe d’hier, la simplicité, la probité et le sacrifice du bienheureux pour le bien commun a été martelé comme devant être un exemple pour le pays.
« Soyons des personnes simples comme Ramose Lucien Botovasoa. Faisons en sorte que notre foi ait des impacts positifs sur la vie de l’Église et de la Nation. Vivons notre foi comme le bienheureux Botovasoa », a déclaré monseigneur Désiré Tsarahazana, président du CEM.

Garry Fabrice Ranaivoson