Economie

Roland Ratsiraka – « La dissension politique fait perdre des touristes »

La Grande île aurait dû être la destination de la lune de miel du prince Harry de Galles et de sa future épouse. La situation politique a tout gâché.

Hélas. À entendre Roland Ratsiraka, ministre du Tourisme, la nouvelle est fâcheuse. Il a annoncé hier à son bureau à Tsimbazaza que le Nord de Madagascar aurait été choisi par le prince Harry de Galles (Harry Charles Albert David), fils de feue Lady Diana et de sa future épouse, Meghan Markle, pour y passer leur lune de miel. Le futur couple royal, qui se marierait samedi prochain à Londres, avait donc prévu de côtoyer les espaces et les plages de Madagascar après leur mariage.
Divers sites people annonçaient, il y a quelques semaines, que la Namibie ou encore le Botswana sont leurs principaux choix de destination. « Le Prince Harry et Meghan Markle auraient arrêté leur choix sur… la Namibie ! Une source proche du Palais Royal aurait confié ce scoop au magazine Travel and Leisure. Ce pays d’Afrique de l’Ouest, de deux millions d’habitants, fait toujours partie du Commonwealth et il est réputé d’un point de vue touristique pour ses safaris, la richesse de sa faune, et de ses paysages éblouissants », indique, entre autres le site Public.fr dans ses colonnes, le 18 avril dernier.
Comme son frère le Prince William et Kate Middleton, qui ont passé leur lune de miel aux Seychelles, le Prince Harry et Meghane Markle préfèrent les sables blancs sous la chaleur tropicale.

Zizanie politique
«Malheureusement, d’autres touristes ont annulé leur voyage pour Madagascar. C’est triste car le secteur du Tourisme ne reprendra pas son exploit de 2016, avec près de 300 000 touristes», a fait savoir Roland Ratsiraka. « 2017 aurait dû dépasser les prévisions de 700 millions de dollars de recettes, mais elles ont été bâclées
par l’épidémie de peste », rappelle-t-il.
Le ministre du Tourisme dénonce alors les mauvaises manières politiques actuelles, qui, non seulement renvoient une très mauvaise image à l’international, mais font « perdre le Nord » à la population malgache, comme il l’indique de ses propres mots. « La communication actuelle des politiciens fait des ravages », précise-t-il. Roland Ratsiraka a alors enfilé sa casquette de chef de parti et fustigé les protagonistes politiques. « Malagasy Tonga Saina (MTS) ne peut pas se taire devant la situation actuelle. La déstabilisation des institutions de la République, et surtout le président de la République, n’est pas acceptable. Pourquoi ne pas le laisser finir son mandat ? » souligne-t-il.
« Je suis de ceux qui le conseillent de ne pas abandonner, ni de quitter le pouvoir malgré ces pressions. Je suis, en revanche, pour le remaniement du gouvernement. Un gouvernement qui aura pour tâche de préparer les élections», ajoute le président du MTS. Le parti est ainsi d’accord pour la tenue des élections au mois de novembre de cette année. « C’est comme le foot, les deux équipes combattent pour être la meilleure, mais en dehors du terrain, les équipes ne se battent plus », a-t-il illustré le fait que Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina ont été les pires ennemis du monde mais s’entendent actuellement.
« Ravalomanana m’a emprisonné pendant six mois, mais en tant que Conseil supérieur de la transition, par la suite, j’ai accepté la rentrée de Lalao Ravalomanana au pays, alors exilée en Afrique du Sud », a-t-il encore dévoilé. Une éventuelle candidature à la magistrature suprême du président du MTS n’est pas encore au programme, à l’entendre hier.

Mirana Ihariliva

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