question à

Pr Mamy Ravelomanana – Prioriser la diffusion et l’utilisation des résultats des recherches

Le président de l’Université d’Antananarivo fraichement élu s’exprime sur les défis qui l’attendent à la tête de l’institution.

• Etes-vous avant tout membre du Syndicat des enseignants-chercheurs et chercheurs enseignants (SECES) ou président de l’Université ?
– Ce qui compte pour moi c’est le développement de l’institution. L’Université d’Antananarivo. Cela signifie évidemment que je dois faire en sorte de ne pas favoriser un climat propice aux grèves.

• Justement, une grève serait en train de se tramer chez vos confrères du SECES …
– Je ne dirais pas qu’il s’agit d’une grève. Les enseignants-chercheurs veulent attirer l’attention sur une note concernant le maintien en fonction des professeurs de plus de 60 ans.

• Quelle est l’origine de ce problème ?
– Le gouvernement a pris la décision de ne plus accorder le maintien en activité à cause du fait que le précédent gouvernement a trop recruté. L’université a également suspendu le recrutement d’enseignants permanents même pour le remplacement numérique. Les enseignants chercheurs sont d’avis que si on ne maintient pas les enseignants à l’âge de la retraite, il y a un risque de vide dans l’enseignement et la recherche. Aucun pays qui veut se développer ne pourra être compétitif sans enseignement supérieur.

• L’autre actualité chaude du moment concerne les revendications des étudiants de Vontovorona. Quel regard portez-vous sur les infrastructures de l’Université ?
– Il convient de distinguer les infrastructures pédagogiques et les cités universitaires. La présidence de l’Université ne s’occupe que des infrastructures pédagogiques. Les cités ne sont plus de notre ressort mais de celui du directeur général du Centre régional des œuvres universitaires d’Antananarivo (CROUA). Je ne peux pas m’immiscer dans les responsabilités des autres institutions. Ce qui se passe à Vontovorona est surtout lié à la vétusté de la cité.

• L’Université est-elle prête à appliquer le système LMD ?
– En règle générale, nous sommes en plein dedans. Mais ce n’est pas évident de passer d’un système à l’autre. Nous avons hérité d’un système universitaire qui nous a habitués à être servis sur un plateau entre les cours et les diverses polycopies. Dans le système LMD, les deux tiers de l’enseignement proviennent de la documentation de l’étudiant. C’est un système particulièrement élitiste et sélectif. C’est normal si nous sommes mis en difficulté. Il y a aussi le manque de livre et la faiblesse de la connexion. Les problèmes sont identifiés. On va s’atteler à les solutionner.

• Pouvez-vous nous citer une de vos priorités ?
– La diffusion et l’utilisation des résultats des recherches pour le développement du pays et de la région Analamanga en particulier figure parmi nos priorités. Nous envisageons la création d’entreprise spin-off universitaire sur la base de ces résultats des recherches.

 

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