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Dons des Émirats Arabes Unis – Imbroglio sur la vente aux enchères

Litige entre le BNGRC et l’ONG Ny Fanahy mahaolona. Le bureau national de Gestion des risques et catastrophes (BNGRC) est pointé du doigt par l’ONG qui a demandé des dons pour les sinistrés du cyclone Enawo, du royaume de Dubai.
« Quinze tonnes de vivres et de non vivres, d’une valeur de trois cent mille dollars restent bloqués au port de Toamasina depuis sept mois », s’insurge Ny Rado Rafalimanana, président de l’ONG Ny Fanahy Mahaolona, lors d’une conférence de presse hier.
« C’est la compagnie maritime MAERSK à Dubai qui nous a informés, le 4 décembre dernier, que l’État malgache a lancé un avis de vente aux enchères de ces dons », a ajouté l’ONG.
Ny Rado Rafalimanana, preuves à l’appui, a affirmé que la procédure de remise de ces dons au BNGRC a bien eu lieu, ce qui impliquerait que l’ONG est dessaisie de ces dons.
Des procédures comme un acte de donation, ou encore une lettre de non-objection, ont été fournis à qui de droit pour confirmer que les containers de vivres sont, désormais, au nom du BNGRC.

Propriétaire
La version du secrétaire exécutif du BNGRC affirme le contraire. « L’ONG respon­sable n’a pas suivi les procédures nécessaires à une totale remise des dons au nom du BNGRC. Nous n’avons donc pas le droit d’y toucher, ni faire quoi que ce soit avec ces dons, car ils ne sont pas au nom du BNGRC », explique Thierry Venty, secrétaire exécutif du BNGRC, joint au téléphone, hier.
« Les procédures et avis de donation impliquent le règlement de tout ce qui concerne les douanes, ce que l’ONG n’a jamais poursuivi durant toute cette période. Et l’ONG ne devrait donc pas s’étonner que les douanes envisagent de procéder à une vente aux enchères de ces dons », soutient-il. Finalement, personne n’est propriétaire des dons destinés, au départ, aux victimes du cyclone Enawo de la partie Nord de l’île. Ces vivres, pourtant, sont dits en approche de la date de péremption. La partie de l’ONG déclare envisager une autre approche en engageant un avocat, qu’elle a, d’ailleurs, présenté à la presse hier.

Loïc Raveloson / Mirana Ihariliva