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Théâtre – « Manonoké Fanahy » entremêle une fantaisie nippo-malgache

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Adaptée de l’une des chefs-d’œuvres de l’illustre Hayao Miyazaki, « Princesse Mononoke », c’est une pièce de théâtre envoûtante. Elle prône un certain engagement historique.

Une pièce exceptionnelle qui prendra vie sur scène à travers la représentation d’une histoire tout aussi mythique qu’emblématique du septième art nippon, auquel se conjugue désormais la culture malgache. « Manonoké Fanahy » promet émerveillement et poésie pour un public de tous âges, demain à 15h30 à l’Institut français de Madagascar (IFM) Analakely.
Décidément, il faut le voir pour le croire, car c’est toute une expérience scénique et théâtrale exclusive qui sera proposée aux spectateurs, à l’occasion. D’autant plus qu’en bons cinéphiles que nous sommes, nous ne pouvons nous empêcher d’être impatients de découvrir cette adaptation en pièce de théâtre de « Princesse Mononoke » du légendaire réalisateur Hayao Miyazaki sur les planches de l’IFM. La compagnie réunionnaise Lolita Monga et la compagnie LandyVolaFotsy à l’initiative de cette adaptation ne se contenteront pas uniquement d’exposer au public leur version de l’œuvre de Miyazaki. Bien au-delà de ce que l’on peut attendre, « Manonoké Fanahy » comme elle s’intitule désormais donc, gardera l’essence même de l’œuvre originale, mais se plaira surtout à scander avec ferveur les valeurs historiques de Madagascar dans l’océan Indien. Mettant un point d’honneur à illustrer les méandres du « marronage », de l’esclavage, et du non-respect de la nature.

Ibonia
Avec Lolita Monga et Doly Odéamson de la compagnie LandyVolaFotsy à l’écriture, « Manonoké Fanahy » se jouera en trois langues, à savoir en français, en créole et évidemment en malgache, comme pour mieux retranscrire la poésie et la fantaisie de l’œuvre nippone originale. Tandis que, Lalao Fotsy Odéamson, Lolita Monga, Doly Odéamson, Ody Odéamson, Olivier Corista et Florient Jousse assureront la comédie à l’occasion. Rola Gamana, quant à lui, se chargera de la musique, qui promet d’être exclusive.
Olivier Corista confie : « On scande, avec cette pièce, cette résistance, cette clandestinité, cette démarche de fugue, et ce rapport à la nature, propre à nos cultures respectives. De plus, on aborde aussi le rapport aux ancêtres propres à Madagascar et à La Réunion avec ces thématiques que le film original aborde aussi. On s’est plu également à travailler les diverses similitudes entre la culture malgache et la culture nippone ».
D’une manière à la fois abstraite, mais généreuse et compréhensible pour tous, « Manonoké Fanahy » se présentera ainsi comme une fable éclectique, à travers laquelle se mettent en scène plusieurs personnages et plusieurs thématiques. Ce qui n’est pas sans rappeler l’histoire du conte d’Ibonia pour lequel Doly Odeamson avoue s’être inspiré pour cette adaptation. Évoquant l’interculturalité entre les deux îles, Madagascar et la Réunion, un cri collectif pour raconter et chanter les tourments de deux mondes en harmonie, tout en illustrant les vertus d’une nature sauvage et docile à la fois. La pièce promet aussi de marquer les esprits par sa mise en scène, qui, outre ses quelques touches de fantaisie, plaira aussi par un jeu d’acteur quasi-radiophonique sublimé de divers sons et bruitages originaux.

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