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Antsirabe – Des opérations chirurgicales gratuites

L’équipe de « Les enfants du Noma » s’occupe en priorité des enfants.

En raison de l’augmentat i o n d e s inscrits, la clinique Santé plus d’Antsirabe, en collaboration avec l’association « Les enfants du Noma » de France, projette d’effectuer huit missions d’opérations chirurgicales gratuites par an, s’ils n’avaient programmé que six durant les cinq premières années d’action dans la Grande île. Près de cent quarante personnes présentant des problèmes orthopédiques, de fentes labiales ou faciales, de malformations ou de cicatrices, des tumeurs, s’étaient inscrites sur place lors de l’opération au mois de mars dernier. Il s’agissait de satisfaire les patients qui n’ont pu être opérés lors de cette mission, aussi les responsables ont-ils décidé d’en organiser une autre. Complexe Après les consultations des chirurgiens et des anesthésistes, l‘équipe compos é e p a r l e s p e r s o n n e l s médicaux locaux et ceux de l’association française effectuent des opérations chirurgicales des personnes sélectionnées, depuis lundi dern i e r j u s q u ’ a u j e u d i 2 0 septembre prochain. « Les personnes qui ne présenteraient pas de complications et les bébés à partir de six kilos ont tous la chance de bénéficier de ces opérations gratuites », explique le docteur Lantoniaina Benjamin Rakotoson, directeur de la clinique Santé plus. Les patients venant de l o c a l i t é s t r è s é l o i g n é e s d’Antsirabe, constituent les priorités de cette édition. « Le problème de fente labiale doit être résolu avant que les bébés n’apprennent à parler car cela risque de les handicaper dans leur façon de s’exprimer», précise encore le médecin. En fait, l’association « Les enfants du Noma » a été fondée par le docteur Bellity, en 2001. La maladie du « noma » attaque des enfants sans défense, déjà très éprouvés par la vie : une infection s’abat sur leur visage et le détruit en partie. S’ils en r é c h a p p e n t , a p r è s d’énormes souffrances, ils se retrouvent défigurés à vie et mis au banc de la société. Le Dr Bellity décide de réaliser une première opération en 2000. La chirurgie du noma est complexe, elle exige équipes et matériel de pointe.