Politique

Affaire Houcine Arfa – La Cour d’appel confirme la décision du tribunal

Le verdict est tombé. À l’issue de la dernière audience, la décision du tribunal de première instance a été maintenue par la Cour d’appel, hier, à Anosy. Houcine Arfa écopera ainsi de trois ans de réclusion ferme et devra des dommages et intérêts de dix millions d’ariary au lieu de un milliard cinq cent millions ariary demandé par le plaignant. Selon son avocat, maître Santanavalona Rajao­nari­son, l’accusé aurait déjà pressenti cette décision et a également prévu une démarche à cet effet. « Il n’est pas encore au courant de la décision de la Cour d’appel, mais je suis sûr qu’il sera d’accord pour monter en cassation », a-t-il soutenu.
Lors du procès au mois de mars, la défense s’est déconstituée. Pourtant hier elle a été présente pour connaître le verdict. « Le tribunal a traité l’affaire comme si monsieur Houcine était présent. C’est la raison de cette décision », a déclaré maître Santanavalona Rajaonarison. L’ancien conseiller du Président ne compte pas baisser les bras. À en croire son avocat, « ce sont deux batailles de perdues mais pas encore la guerre ». À part le pourvoi en cassation, Houcine Arfa a aussi porté plainte contre plusieurs personnes.

Non fondées
En effet, il compte bien reprendre ce qu’on lui a pris, que ce soient ses biens ou son argent. D’ailleurs, à
l’issue du procès en première instance, sa défense a plaidé non coupable attestant que les charges sont
non fondées. « On l’accuse d’association de malfaiteurs alors qu’il est le seul prévenu.
On le poursuit pour extorsion de fonds mais on ignore combien et à qui. On l’accuse d’une tentative de kidnapping qui n’a jamais été prouvée. On le poursuit d’usurpation de fonction alors qu’il a été bel et bien conseiller du Président de novembre 2015 à 2017 ».
Après une évasion digne d’un scénario cinématographique, Houcin Arfa est rentré en France où il a fait des révélations fracassantes dans lesquelles il pointe du doigt pour corruption plusieurs autorités judiciaires dont entre autres la ministre de la Justice, le procureur général ou encore l’ancien chef de l’administration pénitentiaire.

Loïc Raveloson

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