Economie

Coopération bilatérale – La GIZ accote les chaînes de valeur agricoles

Christoph Feldkotter, directeur résident de la GIZ à Madagascar à la rencontre du secteur privé.

La coopération allemande injecte 27 millions d’euros annuellement pour accom­pagner le développement. Le secteur privé en est le moyen par excellence.

Le potentiel y est. Les produits malgaches sont demandés sur le marché international. Mais pour plus de rentabilité et de valeur ajoutée, les produits transformés ont plus de chance d’accaparer et de gagner des marchés. « Les huiles essentielles de menthe par exemple sont très recherchées par nos clients étrangers mais nous rencontrons quelques difficultés à honorer nos commandes », explique Gaëtan Etancelin de Symabio (Syndicat malgache de l’agriculture biologique). « Les exigences du marché international ne sont point à négliger. La qualité est ainsi à respecter depuis l’élevage, l’extraction jusqu’au conditionnement pour l’exportation de miel qui est actuellement très demandé », témoigne Narifidy Rajao­narison, représentant de la marque Ylanga de Senteur et Saveur du monde(SSM) à la présentation de l’appui de la coopération allemande GIZ au secteur privé lundi.

Farmer business school
SSM est l’une des bénéficiaires de l’appui allemand. « La GIZ dispose de plusieurs stratégies pour appuyer le secteur privé, catalyseur incontournable pour sortir Madagascar de la pauvreté. L’adaptation aux conséquences des changements climatiques dans les chaînes de valeurs agricoles et de la pêche fait partie de ces stratégies. Nous pouvons faire mieux et je vous invite à discuter pour connaître le format de partenariat le mieux adapté à vos projets », a déclaré Christoph Feldkotter, directeur résident de la GIZ, aux représentants du secteur privé, venus au local de la GIZ à Ivandry.

Le sourcing direct pour les petits paysans est tout à fait possible avec l’accompagnement de la GIZ, comme l’a témoigné Mimi Ravaroson de la société Symrise. Le système d’assurance ou encore le « farmer business school », permettent une meilleure condition de vie sociale et économique des paysans producteurs. Le CCPS ou « Competence center for the private sector » est également disponible pour soutenir le secteur privé. « Depuis 2015, sept millions cinq-cent-mille euros ont pu être mobilisés par le secteur privé pour co-financer des projets d’aide au développement à Madagascar.

Nous avons pu réduire la période de soudure économique pour les producteurs de vanille. Cinq mille producteurs ont pu bénéficier de la formation. L’impact se concentre sur l’intégration des petits producteurs dans
les chaines de valeurs internationales », explique Anne-Marie Castel Langefeld, conseillère technique principale du CCPS.

Quelques projets en cours ont été soulignés tels que l’approvisionnement durable en épices biologiques dans la région Est, la plantation villageoise de palmiers à huile biologique, l’approvisionnement durable dans le secteur des fruits dans les hautes terres. La GIZ est également connue dans la protection des ressources naturelles, les énergies renouvelables, la décentralisation et la lutte contre la corruption à travers le projet Prodécid.