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Karting Rotax – L’écurie Mass’In passe à la vitesse supérieure

Fraichement auréolée d’une victoire au Trophée international de Madagascar, l’écurie Mass’In dresse un bilan de sa saison 2017 et évoque également ses projections pour l’année qui vient.

Jamais auparavant, on a vu de tels investissements dans l’univers du karting rotax à Madagascar. L’écurie Mass’In a fait les choses en grand pour sa première saison complète, avec quatre pilotes engagés officiellement en championnat et un team manager à la tête de l’équipe, des karts de dernière génération à disposition, ainsi que divers outils électroniques. L’exercice 2017 vient tout juste de se terminer et il est temps de dresser un bilan, avant d’entamer le prochain. « Nos quatre pilotes ont toujours terminé parmi les six ou sept premiers à chaque course. John a enregistré une victoire en saison régulière et a également remporté le Trophée international. Le bilan est nettement positif, sachant que quelques-uns de nos coureurs disputaient, pour la première fois, une saison complète, mais ils ont grandement progressé. D’un autre côté, nous avons rencontré quelques soucis dûs à l’inexpérience. Néanmoins, l’ambiance était toujours au top et on se tire toujours vers le haut », confie-t-on au sein de l’écurie.

Équipe bien structurée
Avec quatre coureurs en piste à chaque Grand Prix, on serait tenté de croire que la team Mass’In opte pour une stratégie d’équipe. Il n’en est rien. « Nous ne faisons pas de course d’équipe. Nous nous bagarrons avec nos équipiers comme avec les autres pilotes par respect pour le public. La seule consigne est de ne pas s’accrocher entre nous », ajoute-t-on dans la team.
Comme cité précédemment, la saison s’est conclue en beauté avec un succès au Trophée international de Madagascar, le 26 novembre, à Imerintsiatosika. « D’un côté, j’ai roulé sur une machine de qualité, à savoir un Sodikart RS, avec un comportement au top et une large palette de réglages, afin d’optimiser la machine selon les conditions de course. De l’autre, j’ai également pu compter sur l’efficacité d’une équipe bien structurée. Le team manager et les mécanos ont assuré », souligne John Andry-Ratoby, qui en est à sa troisième victoire consécutive au Trophée (2015, 16 et 17).

Voir plus grand
Grâce à une telle structure, les coureurs roulent dans les meilleures conditions. Ils peuvent se concentrer à 100% sur la course, sans penser aux autres aléas. Au terme du Trophée international, ils étaient quatre pilotes Mass’In parmi les sept premiers.
La saison 2017 vient juste d’être bouclée. Mais d’ores et déjà, l’écurie se projette vers 2018. Voir plus grand, tel sera l’objectif pour l’année à venir. Bien évidemment, elle y mettra les moyens nécessaires, que ce soit au niveau des mécaniques ou de l’électronique. Voilà pour le matériel. Concernant l’élément humain, deux autres pilotes viendront renforcer les rangs de la team. Par contre, John, qui était le meilleur performeur jusque-là, sera plus en retrait. Il s’occupera de l’encadrement de ses équipiers.

Les combinaisons de chaque pilote sont floqués du logo de Mass’In.
Les combinaisons de chaque pilote sont floqués du logo de Mass’In.

Encadrement des jeunes coureurs

La team Mass’In compte deux jeunes pilotes dans ses rangs, à savoir Lion et Randy. Ils ont découvert la discipline cette année. « Nous les avons laissés s’exprimer, tout en leur donnant quelques conseils, cette année. Nous les avons laissés découvrir le plaisir de rouler en kart, ainsi que les éventuels écarts sur la piste. Et ce, afin qu’ils appréhendent qu’il ne s’agit pas seulement d’un jeu et que cela comporte des risques. L’objectif était de créer une certaine soif d’évolution par rapport à la concurrence », indique-t-on au sein de l’écurie. L’an prochain, ils bénéficieront d’un encadrement plus minutieux. On parle ici de retour sur les fondamentaux du pilotage comme le freinage dégressif ou encore la différenciation des courbes, ainsi que le travail sur les performances, afin de différencier plaisir de conduite et efficacité. « Il faut que cela reste ludique pour les jeunes. Par exemple, pour analyser la trajectoire d’une épingle, on leur demande de rouler à vélo et d’essayer différents types d’approche de la courbe. Ainsi, ils s’imprègnent plus facilement de la trajectoire idéale et du principe d’inertie dans un virage », résume-t-on.

Tsilavo en action sur son Sodikart RS.
Tsilavo en action sur son Sodikart RS.

Rotax, un fabricant de moteur autrichien

L’appellation Rotax revient souvent dans le milieu du karting. Il s’agit d’un fabricant autrichien de moteurs. Il produit des moteurs de motos et d’avions, entre autres, ainsi pour des produits récréatifs (SSV, moto marines, quads, bateaux, karting…) Le bloc Rotax utilisé en karting est dérivé de celui de la moto Aprilia RS125. Pour les jeunes, il est plus ou moins bridé et se décline en Micromax (8 CV), Minimax (15 CV) et Junior Max (22 CV). Durant de nombreuses années, la version de pointe était nommée Max. Utilisée dans le monde y compris Madagascar, elle développe 28 chevaux grâce à une « power valve » qui fonctionne en adaptant le flux de l’échappement au besoin du moteur. Aujourd’hui, la version la plus évoluée s’appelle Max Evo. Elle se démarque par une mise à jour au niveau de la fonderie de certaines pièces, un nouveau carburateur et surtout un allumage beaucoup plus performant. Il en résulte une puissance de 30 CV, avec une souplesse accrue du moteur, optimisée par un contrôle électronique de la « power valve ». Ce moteur est utilisé dans le monde depuis 2016.

Mass’In compte plusieurs pilotes à chaque Grand Prix.
Mass’In compte plusieurs pilotes à chaque Grand Prix.

Dix karts à disposition des pilotes

L’écurie Mass’In compte dix karts dans son paddock. Pour les grands, citons deux Sodikart RS (Rotax Evo) pilotés par John et Tsilavo ; deux Sodikart S3 (Rotax Evo) pilotés par Eric et Meja ; deux Zanardi KZ3 (Rotax Max) pilotés par Doudou et Riana ; et enfin un Intrepid Storm (Rotax Max) comme kart de réserve. Pour les jeunes Lion et Randy, l’on retrouve un Alpha Mini et un Sodikart Mini (Rotax Minimax), ainsi qu’un Tonykart Mini comme kart de réserve également. Soit un total de dix machines pour huit coureurs.

Le tableau de bord électronique affiche diverses informations sur chaque kart.
Le tableau de bord électronique affiche diverses informations sur chaque kart.

Électronique de pointe

Le recours à des appareils électroniques de pointe permet certainement une approche plus professionnelle de la discipline. L’écurie Mass’In a ainsi investi dans la télémétrie. L’on retrouve un tableau de bord multifonctions, comprenant un micro-ordinateur, installé sur le volant. Celui-ci dispose d’un capteur de chrono basé sur GPS. D’autres capteurs sont placés de part et d’autre de la machine, afin de mesurer les tours moteur, la vitesse, la température ou encore la rotation des roues. Les données sont transmises à un ordinateur. D’un autre côté, un logiciel spécifique s’imprègne de la piste et la divise en plusieurs secteurs. Il publie par la suite des graphes correspondant à chaque tour, pour une meilleure analyse des performances. Ainsi, le pilote peut voir les secteurs où il est au top et les autres où il doit s’améliorer. La team a également recours à l’imagerie aérienne. Ici, un drone filme le pilote durant ses passages sur la piste. Par la suite, la vidéo permet de mieux analyser les trajectoires sur chaque courbe avec une vue en hauteur.

Le rôle des techniciens est tout aussi important.
Le rôle des techniciens est tout aussi important.

Dix karts à disposition des pilotes

L’écurie Mass’In compte dix karts dans son paddock. Pour les grands, citons deux Sodikart RS (Rotax Evo) pilotés par John et Tsilavo ; deux Sodikart S3 (Rotax Evo) pilotés par Eric et Meja ; deux Zanardi KZ3 (Rotax Max) pilotés par Doudou et Riana ; et enfin un Intrepid Storm (Rotax Max) comme kart de réserve. Pour les jeunes Lion et Randy, l’on retrouve un Alpha Mini et un Sodikart Mini (Rotax Minimax), ainsi qu’un Tonykart Mini comme kart de réserve également. Soit un total de dix machines pour huit coureurs.

Électronique de pointe

Le recours à des appareils électroniques de pointe permet certainement une approche plus professionnelle de la discipline. L’écurie Mass’In a ainsi investi dans la télémétrie. L’on retrouve un tableau de bord multifonctions, comprenant un micro-ordinateur, installé sur le volant. Celui-ci dispose d’un capteur de chrono basé sur GPS. D’autres capteurs sont placés de part et d’autre de la machine, afin de mesurer les tours moteur, la vitesse, la température ou encore la rotation des roues. Les données sont transmises à un ordinateur. D’un autre côté, un logiciel spécifique s’imprègne de la piste et la divise en plusieurs secteurs. Il publie par la suite des graphes correspondant à chaque tour, pour une meilleure analyse des performances. Ainsi, le pilote peut voir les secteurs où il est au top et les autres où il doit s’améliorer. La team a également recours à l’imagerie aérienne. Ici, un drone filme le pilote durant ses passages sur la piste. Par la suite, la vidéo permet de mieux analyser les trajectoires sur chaque courbe avec une vue en hauteur.

Textes et photos : Haja Lucas Rakotondrazaka