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Rapt d'Arnaud et Annie – Soixante-douze personnes au banc des accusés

Procès imminent pour le rapt meurtrier d’Arnaud Ramiliarison et sa sœur Annie. L’audience est prévue se tenir incessamment au palais du tribunal à Anosy. Soixante-douze personnes dont deux policiers, trois agents pénitentiaires et un magistrat seront au banc des accusés. La date exacte du procès n’est pas encore fixée. Parmi ces prévenus, certains ont bénéficié de mise en liberté provisoire si d’autres sont encore placés en détention préventive dans quatre lieux de détention de la province d’Antana­narivo.
Le double rapt a été commis le 21 novembre 2015 lorsque les enfants allaient rejoindre leur établissement scolaire. Les ravisseurs leur ont tendu un guet-apens à la sortie du pont à Antanam­bao Verrerie, en bloquant la voie avec une camionnette de marque Peugeot 404.

Armes saisies
D’emblée, les assaillants se sont rués sur le pick-up 4×4 de marque Mitsubishi Sportero à bord duquel se trouvaient Arnaud et sa sœur pour les emmener avec le véhicule. Peu de temps après, les ravisseurs ont revendiqué l’enlèvement et réclamé au passage une rançon colossale s’élevant à quatre millions d’euros.
Au bout d’un mois de guerre de nerfs avec la famille des captifs sans réussir à arracher un versement de rançon, le gang a souillé puis exécuté Annie, pour ensuite balancer sa dépouille mortelle aux abords de la cité Valpinson. Cette collégienne était âgée de quatorze ans lorsqu’elle a été assassinée. En intensifiant les recherches, les forces de police ont réussi à coincer vingt-sept personnes à Moramanga et Toama­sina.
Puis, elle a réussi à localiser l’endroit où Arnaud, a été séquestré. Un assaut du repaire des ravisseurs a permis la libération de l’otage, sain et sauf. Des Kalachnikov ont été dans la foulée saisis avec une centaine de munitions ainsi que des grenades offensives, huit autres personnes ont été appréhendées. Les arrestations ont fait tache d’huile jusqu’au corps de la police, de l’administration pénitentiaire et de la magistrature lorsque la brigade criminelle a creusé d’autres pistes. Au final, soixante- douze personnes, des présumés auteurs, complices et commanditaires se sont retrouvées mouillées dans l’affaire.

A.M.

5 commentaires

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  • Comme quoi le bizinesy du rapt avec rançon RAPPORTE GROS. Et ce ne sont pas des chomeurs ni des désoeuvrés qui l’ont « monté », mais des fonctionnaires et magistrats.!
    Vivement l’application de la Réforme du secteur de la sécurité décrétée par l’ex-expert con. .table « baomanga ».! Il a du pain sur la planche, le pauvre. 2018 approche à grands pas.!

    • cette affaire est pourtant très grave ! et ce sera d’autant très grave de ne pas condamner les vrais responsables… les infractions en tous genres, notamment la corruption, commises par des fonctionnaires quels qu’ils soient, sont des circonstances (normalement) aggravantes… chez vous, ça semble être le contraire !