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Insécurité – Le Tourisme alerte les hautes instances

La situation est catastrophique pour le secteur qui lance un énième appel de détresse. Les forces de l’ordre sont interpellées

 

En plus haut lieu. Les professionnels du Tourisme font appel au président de la République. «La recrudescence de l’insécurité a atteint un niveau incommensurable que nous ne nous arrêterons pas de faire appel à tous les responsables de la sécurité, et ce, jusqu’à la plus haute instance du pays», lance la confédération du Tourisme de Madagascar. Une lettre est ainsi adressée au président de la République, Hery Rajaonarimampianina, afin qu’il puisse prendre les dispositions nécessaires face à l’escalade, jamais connue, de l’insécurité à Madagascar. «Les touristes se font piller, se font tuer sur les plages, dans les parcs nationaux, sur les routes nationales, à l’intérieur des établissements hôteliers, en pleine ville, en voiture. Les touristes nationaux et étrangers ne sont plus à l’abri nulle part», poursuit encore l’entité.
Les attaques de deux 4×4 à Bekopaka, sur la route des Tsingy de Bemaraha, ainsi que le décès du chauffeur-guide empruntant les dédales de Morafenobe, dans la région Melaky, en effet, sont la goutte d’eau qui a fait déborder le vase des acteurs du secteur. «Depuis le début de cette année, l’insécurité sévit particulièrement dans les endroits touristiques, et pas seulement dans les Tsingy de Bemaraha, mais dans le Sud-Ouest, la région Anosy, l’Est et l’Analanjirofo, l’allée des baobabs», rapporte un exploitant touristique. Les endroits magiques comme Salary ou Anakao sont également indiqués comme zones rouges.

Flottement
Une situation mettant ainsi en péril l’image du pays, alors que des efforts de promotion de la destination Madagascar, sont entrepris, pour en garder le fait que le tourisme reste la deuxième ressource d’entrée en devises du pays avec 750 millions de dollars et près de 41 000 emplois, en 2016.
«La situation politique de la Grande île contribue beaucoup à cette recrudescence de l’insécurité», explique un autre opérateur. «Cette situation de flottement est profitée par les bandits, et pour piller, et pour faire savoir leur mécontentement quant à la négligence que l’État porte à leurs égards en tant qu’habitants des zones éloignées», ajoute-t-il. Le secteur subit ainsi le revers de la situation politique. Par ailleurs, une autre source dénonce la passivité de l’État et notamment du département de la Défense nationale, dans cette histoire. «Les forces de l’ordre sont peu présentes. Dans plusieurs endroits où se sont déroulées des attaques, nos observateurs ont la preuve par exemple, que ce sont les éléments des forces de l’ordre même, qui en sont les commanditaires. Malgré ces preuves, pourquoi ne réagissent-ils pas ?», s’indigne cette source. Les professionnels du Tourisme demandent ainsi à ce que des mesures drastiques soient prises, afin d’endiguer ce problème d’insécurité dans les endroits touristiques. Le secteur ne cesse de souffrir depuis l’épidémie de la peste, un mauvais démarrage de la haute saison pour cette année, suite aux impacts des intempéries sur les infrastructures, la cherté de la destination, alors qu’il est peu soutenu.

En plus haut lieu. Les professionnels du Tourisme font appel au président de la République. «La recrudescence de l’insécurité a atteint un niveau incommensurable que nous ne nous arrêterons pas de faire appel à tous les responsables de la sécurité, et ce, jusqu’à la plus haute instance du pays», lance la confédération du Tourisme de Madagascar. Une lettre est ainsi adressée au président de la République, Hery Rajaonarimampianina, afin qu’il puisse prendre les dispositions nécessaires face à l’escalade, jamais connue, de l’insécurité à Madagascar. «Les touristes se font piller, se font tuer sur les plages, dans les parcs nationaux, sur les routes nationales, à l’intérieur des établissements hôteliers, en pleine ville, en voiture. Les touristes nationaux et étrangers ne sont plus à l’abri nulle part», poursuit encore l’entité.
Les attaques de deux 4×4 à Bekopaka, sur la route des Tsingy de Bemaraha, ainsi que le décès du chauffeur-guide empruntant les dédales de Morafenobe, dans la région Melaky, en effet, sont la goutte d’eau qui a fait déborder le vase des acteurs du secteur. «Depuis le début de cette année, l’insécurité sévit particulièrement dans les endroits touristiques, et pas seulement dans les Tsingy de Bemaraha, mais dans le Sud-Ouest, la région Anosy, l’Est et l’Analanjirofo, l’allée des baobabs», rapporte un exploitant touristique. Les endroits magiques comme Salary ou Anakao sont également indiqués comme zones rouges.
Flottement
Une situation mettant ainsi en péril l’image du pays, alors que des efforts de promotion de la destination Madagascar, sont entrepris, pour en garder le fait que le tourisme reste la deuxième ressource d’entrée en devises du pays avec 750 millions de dollars et près de 41 000 emplois, en 2016.
«La situation politique de la Grande île contribue beaucoup à cette recrudescence de l’insécurité», explique un autre opérateur. «Cette situation de flottement est profitée par les bandits, et pour piller, et pour faire savoir leur mécontentement quant à la négligence que l’État porte à leurs égards en tant qu’habitants des zones éloignées», ajoute-t-il. Le secteur subit ainsi le revers de la situation politique. Par ailleurs, une autre source dénonce la passivité de l’État et notamment du département de la Défense nationale, dans cette histoire. «Les forces de l’ordre sont peu présentes. Dans plusieurs endroits où se sont déroulées des attaques, nos observateurs ont la preuve par exemple, que ce sont les éléments des forces de l’ordre même, qui en sont les commanditaires. Malgré ces preuves, pourquoi ne réagissent-ils pas ?», s’indigne cette source. Les professionnels du Tourisme demandent ainsi à ce que des mesures drastiques soient prises, afin d’endiguer ce problème d’insécurité dans les endroits touristiques. Le secteur ne cesse de souffrir depuis l’épidémie de la peste, un mauvais démarrage de la haute saison pour cette année, suite aux impacts des intempéries sur les infrastructures, la cherté de la destination, alors qu’il est peu soutenu.