Politique

Calendrier électoral – La CENI évalue les options

Projection. La Commis­sion électorale nationale indépendante (CENI), a tenu une assemblée générale, hier, à son siège à Alarobia. Cette réunion intervient la veille du deadline fixé par l’organe électoral, pour que les acteurs politiques trouvent un accord politique sur l’issue de la crise. Les informations indiquent que les membres de la CENI ont évalué les besoins financiers et matériels inhérents à différentes options de calendrier.
Lors d’une conférence de presse, le 23 mai, la CENI a affirmé qu’elle donne jusqu’au 13 juin, ce jour, aux acteurs politiques, afin qu’ils trouvent une issue consensuelle à la crise, notamment, un accord sur la présidentielle. Sans quoi, la Commis­sion a indiqué qu’elle publierait « une nouvelle proposition de calendrier électoral ». Entre­temps, la Haute cour constitutionnelle (HCC) a publié sa décision sur la requête en déchéance du président de la République.
Outre la mise en place d’un nouveau gouvernement, la HCC impose, sauf accord politique, que ce dernier et la CENI « organisent une élection anticipée durant la saison sèche au cours de cette année 2018, mais sous réserve des possibilités techniques, matérielles et financières réelles assurant des élections libres, honnêtes et transparentes ». Dans les débats ayant conduit à l’accord d’où découle l’équipe Ntsay, la question du scrutin avant l’heure, semble avoir été passée sous silence.
La CENI a l’intention de rencontrer le gouvernement incessamment, pour avoir des précisions sur la question. La Commission pourrait, aussi, lui présenter les différents scénarios qu’elle envisage. Des calendriers qui prévoient des votes en octobre ou en novembre en cas d’élection anticipée et un autre suivant la période prévue par la Constitution devraient être discutés durant cette rencontre.
« Tout dépendra des moyens financiers et matériels comme le soulève la HCC », souligne une source auprès de la CENI. Une réunion avec les parties prenantes au projet de Soutien au cycle électoral à Madagascar (Sacem), est aussi prévue. La question, du reste, pourrait être abordée dès aujourd’hui, durant un cadre de concertation multi-acteur, à Antaninarenina.