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Ranohira – Des pachypodium saisis à bord d’une voiture

Au cœur de l’enquête. La police des forêts et la police nationale sont sur le point de découvrir la vérité sur le chargement suspect de quatre cent quarante pachypodium (vontaka) à bord d’une Mercedes Sprinter, lundi à Andohanilakaka. Pour le moment, quatre individus, occupants du véhicule sont retenus en garde-à-vue au commissariatde Ranohira. Aux dernières informations données par le commissaire local, une arrestation sera opérée ce jour. Il s’agit du transporteur de ces espèces de flore, cueillies soit au parc de l’Isalo soit en-dehors, comme l’a précisé le même interlocuteur. Ces centaines d’arbustes succulents et endémiques de Madagascar auraient été collectés sur les lieux il y a quatre ou cinq jours. Les arbustes saisis ont pour l’instant été confiés à Madagascar national park (MNP) et plantés pour les revitaliser d’urgence.
Suite à une plainte déposée par le MNP, le 21 août, sur des disparitions de Vontaka dans le parc, la police a immédiatement remonté la piste jusqu’aux suspects. Ces derniers disposent pourtant d’une autorisation de collecte de plantes sauvages, signée par l’adjoint au maire de la commune d’Ambohi­dratrimo, délivrée le 7 mai 2018.
Ni la mairie ni la société qui aurait expédiée ces quatre personnes ne sont joignables, hier. Selon des enquêtes préliminaires, elles ont indiqué qu’elles collaborent avec un habitant local qui leur fournit ces plantes.
90% de la population de Ranohira dépendent des activités touristiques. « Les vontaka disparaissent progressivement alors qu’ils attirent tant de visiteurs aussi bien nationaux qu’étrangers. On n’en trouve plus maintenant dans les environs de la fenêtre de l’Isalo », a souligné le MNP.
Excédés par le comportement de ces collecteurs, les habitants de Ranohira ont failli mettre le feu à leur véhicule. Cette tentative de vindicte populaire a vite été étouffée par les forces de l’ordre qui sont intervenues à temps. Trois des quatre suspects viennent d’Antananarivo. Selon leur autorisation, ces espèces de plantes sont destinées à être multipliées dans leur centre horticole, à Ambohitahara-Ambohidratrimo.
La direction générale des Forêts n’a pas non plus été entendue sur cette affaire.

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