Social

éducation – La répression des grévistes en vue

Le ministère de l’Éducation nationale prendra des mesures pour faire en sorte que l’enseignement reprenne dans les écoles publiques.

Après plus de deux mois de grève et l’annonce de solutions aux revendications des enseignants, le ministère de l’Éducation nationale décide, enfin, de passer à la répression. «Le ministère va prendre ses responsabilités, selon les recommandations de mes supérieurs. Le gouvernement a déjà fait sa part de travail en accordant les indemnités supplémentaires dont le coût est évalué à plus de 150 milliards d’ariary jusqu’en 2020. Il est temps que ces enseignants reprennent leurs activités», a indiqué Gatien Horace, ministre de l’Édu­cation nationale, hier. Ce numéro un de l’enseignement général n’a pas donné de détails.
Pour l’État, il est inadmissible que les enfants de la masse populaire soient sacrifiés à une année blanche et à l’annulation des examens nationaux. « Qui ont intérêt à une année blanche ? Les élèves ou les parents? Les enseignants doivent cesser de les angoisser», enchaîne le ministre. Ce ministère n’a pas changé son planning d’examen, le 14 août se tiendront les épreuves du CEPE et du 3 au 6 septembre, celles du BEPC.

Non coopérants
Les enseignants refusent de coopérer. Pas plus tard qu’hier matin, Gatien Horace a tenté de persuader les syndicats des enseignants d’Éducation physique et sportive (EPS) d’accomplir cette première épreuve du BEPC, mais la négociation a été un échec. Les enseignants martèlent la poursuite de leur grève tant que leurs suppléments d’indemnités ne sont pas inscrits sur leur bon de caisse. L’État prévoit de verser en trois temps les indemnités de
100 000 ariary qu’il a promis le 4 juillet. 25 000 ariary seront versés en octobre 2018, puis encore 25 000 ariary en 2019 et les derniers 50 000 ariary, en 2020.
À Antananarivo, plusieurs établissements scolaires publics sont fermés. Dans les autres régions, les enseignants grossissent le rang des manifestants bien que tous ne soient pas convaincus par cette longue suspension des cours. « Notre directeur nous a obligés, indirectement, à entrer en grève. Il a fermé l’établissement et nous a appelés à la solidarité pour faire entendre nos revendications », confie un enseignant.
Au siège du ministère de l’Éducation nationale à Anosy, les grévistes sont plus que jamais décidés à aller jusqu’au bout de ce qu’ils ont commencé. « Ce serait dommage de s’arrêter maintenant, après avoir suspendu les activités pendant deux mois », indique un meneur de grève. Et ils ne reculent devant rien.
La semaine dernière, ils ont fait face aux répressions des forces de l’ordre,.
« Leur manifestation dans la cour du ministère dépasse largement les revendications syndicales. Nous savons que ni le véhicule qui transporte la sonorisation ni la sonorisation n’appartient aux enseignants. C’est assez ! », assène le ministre.

 

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  • Tsy miraharaha ny fiainan’ny ankizy tokoa ireo mpampianatra tsy mba manana fo mangoraka, hita fa tena maneho toetra tsy mendrika tokoa izy ireo ary tia tena.

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