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Taolagnaro – Le secteur agricole actif

L’économie rurale se redynamise dans l’Anosy et l’Androy. Une grande foire a été organisée la semaine dernière pour démontrer les forces du secteur agricole.

En pleine expansion. La production agricole en tous genres a connu une nette augmentation dans les régions Androy et Anosy, ces deux dernières années. On peut citer le manioc, la patate douce, les fruits et légumes, le thon. D’une part, les projets de développement ont contribué à l’obtention de résultats positifs. D’autre part, la volonté des paysans et des opérateurs à remettre l’économie rurale sur les rails de la croissance est à noter.

Aussi, une grande foire a-t-elle été organisée à Taolagnaro, la semaine dernière pour démontrer les capacités de production des deux régions. Dénommé « Manengy Vara », ou « Démonstration de force », l’évènement concocté par le projet ASARA, financé par l’Union européenne et différents partenaires, s’est tenu du 7 au 9 juin.

« Autrefois stigmatisées comme régions où règnent l’insécurité alimentaire, la malnutrition, et bien d’autres maux, l’Androy et l’Anosy souhaitent démontrer qu’elles ont évolué dans le bon sens et que le dynamisme économique est au rendez-vous », a affirmé Fréderico Rakotomanga, coordinateur adjoint de l’unité de suivi et coordination du projet ASARA.

L’objectif des 15 000 visiteurs a été atteint. Sur plus de quarante stands, les opérateurs, agriculteurs et éleveurs ont étalé leurs produits, et les différents projets de développement ont exposé leurs appuis à l’agriculture dans les deux régions.

Défis
Tous les secteurs d’activités ont été présentés, comme la cuniculture, l’élevage caprin, la culture maraichère, la pêche, les transformations des produits agricoles (fromage, confiture, etc.). Outre les animations culturelles, des appuis/conseils sur les finances rurales, les services agricoles ont été aussi au programme.
Face aux défis de sécurité alimentaire, les paysans-opérateurs ont mis en avant, durant cette manifestation, leurs capacités à utiliser les techniques innovantes ainsi que les outils et les équipements de production. Outre la construction des routes, la croissance durable du secteur agricole dépendra aussi des réformes favorables à la création des unités de transformation.

« Nous plaidons pour la mise en place d’un centre de séchage afin de faciliter l’exportation des produits agricoles des deux régions », évoque un opérateur dans le secteur baie rose.

Toutefois, le manque de coordination des projets de développement a été pointé du doigt lors des conférences-débats. La foire a été clôturée dans une ambiance festive avec Tsiliva.