Océan indien

Mauricce – Les déchets, source potentielle de revenu

La présence et la disper­sion de déchets dans la nature relèvent de l’incivisme. Mais est également la manifestation de l’absence d’une politique de grande envergure pour faire du traitement, du recyclage et de la valorisation de déchets, une véritable filière d’activité économique.
«Les déchets, indique un article sur le site de BSI Economics, intitulé Le commerce international des déchets, font l’objet d’un commerce transfrontalier qui croît de façon stable en volume, et de façon accélérée en valeur.»
Les États-Unis d’Améri­que, l’Italie, l’Allemagne, les Pays-Bas et la France sont parmi les pays engagés dans l’exportation de déchets. La Chine est une des principales destinations des déchets importés.

Si Maurice n’est pas encore parvenu à se doter d’une filière structurée destinée au traitement et au recyclage de déchets, le sujet a non moins été examiné. Une des initiatives réalisées sur ce plan est celle entreprise récemment par la Commission de l’océan Indien (COI), avec le soutien de l’Agence française de développement (AFD). Il s’agit de la conduite d’une étude de diagnostic, étalée sur la région.

Cette étude a permis d’identifier des filières potentielles de traitement recyclage-valorisation de déchets. Sont concernés les déchets métalliques, des huiles usagées, du papier ou encore du plastique. Il s’avère que la filière plastique apparaît comme ayant le potentiel d’intervention régionale le plus important. L’opportunité de conduire une initiative régionale dans ce sens fait l’objet d’une réflexion au niveau de la COI.

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